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Olivier Besancenot
Olivier Besancenot, nĂ© le 18 avril 1974 Ă Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est une personnalitĂ© politique française d'extrĂȘme gauche, porte-parole de la Ligue communiste rĂ©volutionnaire (LCR).
[modifier] Biographie[modifier] Origines et Ă©tudesNĂ© dans le dĂ©partement des Hauts-de-Seine (France), il est le fils d'un professeur de physique au collĂšge et d'une psychologue scolaire. Il est titulaire d'une licence d'histoire de l'universitĂ© de Paris X â Nanterre[1]. Il travaille comme facteur depuis 1997, d'abord Ă Levallois-Perret, avant d'ĂȘtre affectĂ© Ă Neuilly-sur-Seine Ă partir de 2000 (il est aujourd'hui Ă temps partiel, Ă 80 %, travaillant du mercredi matin au samedi[2]). Il dĂ©clare toucher 1 000 euros nets par mois[3]. En 2007, son patrimoine s'Ă©lĂšve Ă 37 000 euros[3], 277 640 euros avec crĂ©dit[4]. Il se dĂ©clare athĂ©e[5]. En 2003, avec sa compagne StĂ©phanie Chevrier, directrice littĂ©raire chez Flammarion[6], il a un enfant[7]. Aux cĂŽtĂ©s d'Alain Krivine et de Roseline Vachetta, Olivier Besancenot est l'un des trois porte-parole de la LCR, formation politique d'extrĂȘme gauche. Il se dĂ©finit comme « militant rĂ©volutionnaire » et cite plus volontiers Rosa Luxemburg, Louise Michel ou Che Guevara que Trotsky, dont la LCR ne fait plus, depuis longtemps, sa rĂ©fĂ©rence unique. [modifier] CarriĂšre politique[modifier] Les dĂ©butsSes premiers actes de militantisme se font Ă SOS Racisme, Ă l'Ăąge de 14 ans, dans la commune de Louviers. Il intĂšgre les Jeunesses communistes rĂ©volutionnaires (JCR) et rejoint le bureau national en 1988. En 1991, il adhĂšre Ă la LCR. Il fonde, avec d'autres employĂ©s, une section CGT dans le supermarchĂ© Shopi Ă Levallois-Perret[1] oĂč il travaille pendant ses Ă©tudes. Membre de Sud-PTT depuis 1997, il est attachĂ© parlementaire d'Alain Krivine au Parlement europĂ©en entre 1999 et 2000, avant de reprendre son travail Ă La Poste. [modifier] Ălection prĂ©sidentielle de 2002Olivier Besancenot combat, avec son parti, le capitalisme[8]. Ils dĂ©noncent les profits rĂ©alisĂ©s par les entreprises, profits qui selon eux ont trop souvent tendance Ă se rĂ©partir davantage entre les « patrons et les actionnaires[9] », au dĂ©triment d'une « redistribution des richesses » aux salariĂ©s[9]. Selon les idĂ©es politiques de la LCR, cette « minoritĂ© concentrant la plupart des richesses[10] » dĂ©tiendrait entre ses mains l'avenir des dĂ©cisions politiques, Ă©conomiques et sociales, et ce en « exploitant la plupart des ĂȘtres humains[10] ». La LCR le choisit, avec son accord, pour reprĂ©senter ces idĂ©es lors de l'Ă©lection prĂ©sidentielle, au dĂ©but de l'annĂ©e 2002. En avril 2002 il est, Ă 28 ans, le plus jeune candidat Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle française et remporte 4,25 % des suffrages (1 300 000 voix). DĂšs son premier meeting, Olivier Besancenot donne le ton de sa campagne avec ce slogan : « Nos vies valent plus que leurs profits » et avec notamment comme prioritĂ©s une autre rĂ©partition des richesses, l'augmentation gĂ©nĂ©rale des salaires et des minima sociaux, l'interdiction des licenciements pour les entreprises bĂ©nĂ©ficiaires, la taxation des profits et des capitaux spĂ©culatifs. Il obtient le soutien du philosophe Michel Onfray et du rĂ©alisateur britannique Ken Loach. [modifier] Ălections europĂ©ennes de 2004En juin 2004, il est en tĂȘte de la liste LO-LCR Ăle-de-France pour les Ă©lections europĂ©ennes, qui rassemble 2,78 % des suffrages et par consĂ©quent n'obtient pas de siĂšge[11]. [modifier] RĂ©fĂ©rendum sur le TraitĂ© Ă©tablissant une Constitution pour l'EuropeFin 2004 et dĂ©but 2005 il se bat pour le « non » au rĂ©fĂ©rendum sur le TraitĂ© Ă©tablissant une Constitution pour l'Europe du 29 mai 2005, jugeant celui-ci libĂ©ral et antisocial[12]. Le « non » l'emporte en France, malgrĂ© la position des grands partis appuyĂ©s par les mĂ©dias de masse. En 2005, il devient Ă©galement membre et parrain du collectif « Devoirs de MĂ©moires ». [modifier] Ălection prĂ©sidentielle de 2007Les rĂ©sultats du rĂ©fĂ©rendum motivent plusieurs groupes de la gauche antilibĂ©rale Ă poursuivre le rassemblement pour les Ă©lections prĂ©sidentielle puis lĂ©gislatives de 2007. En 2006, la LCR ne signe pas l'appel « pour un rassemblement antilibĂ©ral et des candidatures communes » car les formulations qu'il contenait laissaient « la porte ouverte Ă la reconstitution d'une gauche plurielle n° 2, c'est-Ă -dire l'alliance gouvernementale avec SĂ©golĂšne Royal ou le soutien parlementaire Ă sa politique »[13]. Par consĂ©quent, le 25 juin 2006, la confĂ©rence nationale de la LCR annonce la candidature d'Olivier Besancenot pour l'Ă©lection prĂ©sidentielle française de 2007[14]. Dans le mĂȘme temps, la confĂ©rence nationale de la LCR propose de retirer son candidat au profit d'un candidat unitaire si les clarifications sont faites quant aux relations avec la direction du PS.
Les militants, brandissant les drapeaux rouges de la LCR, dĂ©bordaient de la MutualitĂ© Ă Paris oĂč avait Ă©tĂ© installĂ© un Ă©cran gĂ©ant, pendant qu'Olivier Besancenot tenait meeting.
Le 20 dĂ©cembre, le PCF choisit Marie-George Buffet « pour porter le rassemblement antilibĂ©ral Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle » ; le 21 dĂ©cembre 2006, Olivier Besancenot appelle la gauche antilibĂ©rale Ă se rassembler autour de sa propre candidature[15]. Le 29 dĂ©cembre 2006, il reconnaĂźt rencontrer des difficultĂ©s pour obtenir les 500 signatures de parrainage nĂ©cessaires pour ĂȘtre candidat Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle française de 2007[16], mais il les obtient finalement. Le 16 avril 2007, en meeting Ă Rennes, il dĂ©clare que « le vote LCR est un vote utile, un vote avec le cĆur et avec la tĂȘte » avant de dĂ©noncer la « "droitisation" de la classe politique[17] ». Le 18 avril, jour de son anniversaire, en meeting Ă la MutualitĂ© Ă Paris devant plus de 4 000 spectateurs, ce qui en fait le plus gros meeting parisien du parti depuis 1968, et plusieurs milliers d'internautes, il expose son programme proposant l'interdiction des licenciements, une augmentation de tous les salaires de 300 âŹ, un SMIC Ă 1500 ⏠net tout de suite, la construction d'un million de logements sociaux et la crĂ©ation d'un service public de la petite enfance ainsi que du quatriĂšme Ăąge[18]. Le 22 avril, il recueille 1 498 581 voix Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle, soit 4,08 %, ce qui reprĂ©sente une augmentation de 287 019 voix par rapport Ă 2002 et le place en 5e position[19]. Parmi les six candidats situĂ©s Ă la gauche de la gauche, il est le seul Ă Ă©chapper Ă la dĂ©route. Suite au second tour qui oppose Nicolas Sarkozy Ă SĂ©golĂšne Royal, Olivier Besancenot appelle ses Ă©lecteurs Ă manifester le 1er mai pour les « mesures dâurgence sociales » qu'il a dĂ©fendues durant la campagne, avant d'appeler à « voter contre Nicolas Sarkozy, sans pour autant soutenir SĂ©golĂšne Royal » dans ce qui lui semble ĂȘtre un « rĂ©fĂ©rendum anti-Sarkozy[20] ». Alors que Nicolas Sarkozy vient d'ĂȘtre Ă©lu Ă la PrĂ©sidence de la RĂ©publique, le 6 mai, avec 53,06 % des voix contre 46,94 % pour SĂ©golĂšne Royal, Olivier Besancenot pose le constat que « quand la gauche court aprĂšs la droite, elle perd[21] » Ă propos des tentatives de rapprochements du PS avec le MoDem dans l'entre-deux tours. [modifier] ControversesLe 5 mai 2008, le magazine L'Express affirme qu'Olivier Besancenot a Ă©tĂ© espionnĂ© entre octobre 2007 et janvier 2008 pour le compte de la sociĂ©tĂ© SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet Ă impulsion Ă©lectrique Taser[22]. La LCR dĂ©nonce immĂ©diatement les faits et porte plainte contre X souhaitant qu'une Ă©ventuelle enquĂȘte puisse dĂ©terminer l'origine de ces filatures[23]. Olivier Besancenot devient une figure du paysage mĂ©diatique français et est invitĂ©, le 11 mai 2008, Ă l'Ă©mission de variĂ©tĂ©s de Michel Drucker Vivement dimanche. Cette mĂ©diatisation hors des dĂ©bats politiques tĂ©lĂ©visĂ©s classiques va susciter des critiques y compris Ă gauche[24]. Olivier Besancenot rĂ©plique que cela lui donne l'occasion de « plaider des causes en profitant d'une tribune permettant de s'adresser Ă des millions de personnes[25] ». Surfant sur ce passage Ă Vivement dimanche, d'autres mĂ©dias « grand public » publient des informations relatives Ă sa situation privĂ©e qui pourraient, selon eux, porter ombrage Ă l'objectif qu'il s'est donnĂ© de dĂ©fendre les travailleurs[26]. [modifier] Annexes[modifier] Bibliographie[modifier] Ouvrages d'Olivier Besancenot
[modifier] Sur Olivier Besancenot
[modifier] Contributions musicales
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes
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