Mons (Var)

Pour les articles homonymes, voir Mons (homonymie).
Mons
Carte de localisation de Mons
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Fayence
Code Insee 83080
Code postal 83440
Maire
Mandat en cours
Éliane Feraud
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Fayence
Latitude
Longitude
43° 41′ 32″ Nord
         6° 42′ 54″ Est
/ 43.6922222222, 6.715
Altitude 235 m (mini) – 1 712 m (maxi)
Superficie 76,63 km²
Population sans
doubles comptes
863 hab.
(2007)
Densité 11 hab./km²

Mons[1] (Mouns en provençal selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

[modifier] Historique

  • Les hommes y sont présents depuis la préhistoire, comme en témoignent de nombreux dolmens ou autres formes de tombes .
  • La première implantation connue s'appelait Avaye.
  • Vers le milieu du Ier siècle après JC, les Romains construisent un aqueduc de 41.567 m qui permet de conduire l'eau des sources de la Siagnole[2] à Fréjus. Il est toujours en fonction dansson trajet sur la commune de Mons.
  • La première mention de Mons est retrouvée dans le Cartulaire de Lerins, qui mentionne un 'Fulco de Mons' (1026-1066) qui paye l'albergue et la cavalcade (1249-1252)[3]
  • A la suite de plusieurs épidémies, surtout de peste, de catastrophes naturelles (hiver rigoureux), la population est décimée et , à plusieurs reprises, il faut faire appel à des étrangers de l'arrière pays génois les « Figouns Â», qui conservent leur dialecte le figoun. Ainsi au milieu du XVe siècle, Antoine de Villeneuve doit à nouveau inviter une quarantaine de familles à venir à Mons. Escragnolles fait de même.
  • 1227 : tremblement de terre de Provence
  • 1260 : premier acte d'habitation,
  • 1348 : épidémie de peste : Avaye-Villevieille abandonné,
  • 1364 : famine,
  • 1391 : sac de Callian par Raymond de Turenne (une des causes possibles du dépeuplement de Mons)
  • 1392-4: épidémie de peste,
  • 1448 : tremblement de terre nord-méditerranéen,
  • 1468 : acte d'habitation ou transaction entre Antoine de Villeneuve et ses villageois, leur accordant des droits nouveaux.
  • 1481 : la Provence est rattachée à la France,
  • 1532 : arrêté municipal interdisant aux hommes et aux femmes de s'embrasser en balant (dansant) !
  • 1572 : Massacre de la Saint-Barthélemy : le comte de Carcès refuse de l'exécuter, Mons se range derrière lui (carcistes) et les Razats (rasés) derrière les Arcs, d'où la suite :
  • en 1590 [4], le 15 Novembre, le Duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie, bon catholique, briguant la Provence, poussé par vengeance par Henri de Villeneuve, dit le Cruel, réussit l'exploit de faire monter ses canons jusqu'à Mons, commence le siège du village fortifié, au 5ème jour plusieurs, les femmes le défendent en envoyant des ruches (bruscs) sur les assiégeants et, faute de terre, réparent les brèches avec des matelas de feuilles et de foin. Au 11ème jour les Savoyards pénètrent dans la cité ...une vingtaine d'assiégés furent pendus, et Mons condamné à une amende de 20.000 écus .
  • 1613 : neige abondante,
  • 1629 : peste,
  • 1644 : tremblement de terre Nice-Marseille,
  • 1685 : arrêté municipal interdisant l'achat d'olives (pour éviter les vols sur l'arbre).
  • 1709 : hiver redoutable : les oliviers meurent,
  • 1720 : peste de Marseille,
  • 1744 : maladie du clou (chèvres),
  • 1753 : (sècheresse) arrêté municipal interdisant de prendre de l'eau pour laver, pour bâtir ou fabriquer des chapeaux !
  • 1755 : froid intense,
  • 1762 : grêle dévastatrice,
  • 1767 : affermage des moulins communaux, épidémie de tuberculose,
  • 1770 : plantation d'ormes sur la place saint-Sébastien (voir Sébastien (saint)).
  • 1788 : hiver rigoureux : les oliviers gèlent,
  • 1813 : le préfet visite la grotte de la Combrière.
  • 1835 : séparation Tanneron-Callian
  • 1843 : la commune achète du poison contre les loups.
  • 1855 : chômage important,
  • 1860 : création du département des Alpes-Maritimes avec remodelage du département du Var,
  • 1954 : hiver rigoureux.
  • La réputation de travailleurs de ses habitants leur avait valu en 1835 le surnom de Chinois de la Provence [5].
  • En 1970, la création du camp de Canjuers ampute la cité de Mons des territoires de Saint-Marcellin (le blé de Saint-Marcellin était renommé), du Villars et d'une partie des monts du Malay.

[modifier] Le Figoun et les Figouns

[6]

Les Figouns de Mons furent accueillis (contre franchises à payer en retour) en deux périodes  : 1260 et 1468 : ils provenaient principalement de la région de Vintimille (Vallée de la Nervia, de Pigna). En bons maçons, ils participèrent largement à l'édification de la ville et de ses remparts. C'est à leur époque que l'olivier fur introduit dans la région. Ils sont souvent liés à la culture, au commerce et à la préparation des figues (frigoule ou frigoure), d'où leur appellation.

Le Figoun est un mélange non structuré de ligure, de gènois, et de provençal, comme on en retrouve en Corse, ou à Escragnolles, Monaco, Mouans-Sartoux, Biot et même Gibraltar. Les patronymes Bosio, Brosco, Bruzon, Canille, Chappory, Chiappe, Chichon, Durante, Galliano, Machiavello, Massa, Monteverde, Olivero, Parody, Passano, Pisarello, Poggio, Porro, Restano, Risso, Sanguinetti, Traverso, y sont très répandus. Certains monsois s'en servent encore quand ils ne veulent pas être compris par les estrangers !

L'abbé Jean-Pierre Papon[7] (1780) rapporte un des premiers témoignages de ce dialecte : "on croit que c'est l'idiôme des Sarrasins:on se trompe, c'est l'ancien oasis de Gênes". Il fut utilisé jusqu'à la fin du XIX e et a laissé très peu de traces écrites.

Grigeur Guignon, a lagna,
Ou dit je che l' avea de lou ben à la campagna.
I m'an pilla ou ca mea;
I nous m'an lascaon pa un choun.
Mi foun entra misero;
Sa posso me sacatero
La ca, lou ben & la terro
Grigneur guignon, je suis triste
j'avais du bien à la Campagne
on m' a pris ma maison
on n'y a pas laissé un clou,
Je suis dans la misère,
si je puis, je racheterai le bien,
et la maison et la Terre.

En 2007, dans les archives du château de Beauregard, on retrouve une dizaine des feuillets manuscrits anciens, mais impossibles à dater, portant traduction de ce qui semble être des termes de figoun.

[modifier] Traditions

  • Sainte-Maxime est la 'sainte patronne' de Mons,

[modifier] Résistance :

  • les maquis du Malaye : Maquis Vallier, FTP, section Atterrissages-Parachutages S.A.P.) du camp Lafayette... [8]

[modifier] Administration

Maires de Mons

  • 1789-1791 : Augier Jean-Honoré
  • 1791-1791 : Sardou Claude
  • 1791-1792 : Porre Joseph, Marcellin
  • 1792-1795 : Morlan Honoré
  • 1795-1797 : Castelly Pierre,Jean
  • 1797-1798 : Pelacy Pierre
  • 1798-1799 : Porre Joseph
  • 1799-1800 : Pélacy Jacques
  • 1800-1810 : Jourdan Antoine, André
  • 1810-1815 : De Villeneuve-Beauregard Jean-Baptiste
  • 1815-1815 : Porre Joseph
  • 1815-1820 : Pélacy Pierre
  • 1820-1821 : Bertou Jacques, Alexandre, Ignace
  • 1821-1826 : Porre Jean-Joseph
  • 1826-1831 : Jourdan Raymond
  • 1831-1838 : Porre Jean, André, Marcellin
  • 1838-1846 : Rossel Pierre-Joseph
  • 1846-1848 : Rossel Joseph
  • 1848-1849 : Gras Pierre, Joseph
  • 1849-1851 : Bertou Jean-Honoré
  • 1851-1860 : Rossel Joseph
  • 1860-1866 : Castelly Antoine
  • 1866-1871 : Paul Jean-Antoine
  • 1871-1878 : Jourdan Jean, André, Joseph
  • 1878-1884 : Mireur Antoine, Alban
  • 1884-1896 : Pélissier Pierre, Louis
  • 1896-1904 : Porre Antoine, Auguste
  • 1904-1908 : Porre Pierre
  • 1908-1910 : Jourdan Joseph
  • 1910-1928 : Jourdan Théophile
  • 1928-1929 : Carlevan Joseph
  • 1929-1936 : Bertou Pierre
  • 1936-1944 : Jourdan-Barry Raymond
  • 1944-1948 : Pélassy Louis [9]
  • 1948-1953 : Porre Charles
  • 1953-1971 : Valente Alexandre
  • 1971-1977 : Audibert Ernest
  • 1977-1983 : Valente Alexandre
  • 1983-2000 : Rolland Alfred
  • 2001-2008 : Pélassy Roger
  • 2008-____ : Éliane Feraud

[modifier] Géographie

Village perché, construit sur un énorme rocher, village fortifié, village de caractère et de caractères (de montagnards vivant en autarcie), le village de Mons offre un panorama grandiose sur la Mer Méditerranée, les Iles de Lérins, les Maures et par temps clair, on peut apercevoir la Corse.

C'est un village tranquille et accueillant avec ses rues pittoresques, ses maisons robustes bâties en pierres du pays. De la place Saint-Sébastien s'offre un panorama exceptionnel quel que soir le temps et, une table d'orientation vous aidera à rectifier vos connaissances géographiques locales.

Le territoire d'une superficie de 7 663 ha s'étage du confluent de la Siagne et de la Siagnole à 241 m jusqu'au plus haut sommet du Var, la Montagne de Lachens à 1 715 m. Le village est à 814 mètres d'altitude. Il se trouve à la limite supérieure de culture des oliviers sur la moindre terrasse retenue par des restanques ou faïsses, en pleine région de truffes et de miel.

Les gorges de la Siagnole avec ses moulins, ses grottes, sont magnifiques, chargées d'histoire, et propices à la randonnée, les baignades en eau fraîche, la pêche ou au Canyoning.

[modifier] Démographie

Les habitants de Mons se nomment les Moussencs.


Évolution démographique
(Source : INSEE[10])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
- - - - - - 1074[11] - -
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1029[12] - 973[13] - - 1000[14] 866 852[15] 852[16]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
- - - - - - 450 350 -
1962 1968 1975 1982 1990 1999 - - -
204 226 239 291 459 671 - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Curés de Mons

  • 1673-1705 : Anglési Laugier
  • 1705-1713 : Jordany
  • 1705-1707 : Rossel
  • 1710-1713 : Jourdan
  • 1713-1736 : Raynaud
  • 1728-1734 : Pélassy
  • 1746-1782 : Jordany
  • 1750-1755 : Pélissier
  • 1782-1825 : Pélacy
  • 1838-1846 : Rebuffel François
  • 1868-1881 : Jean Rebuffel
  • 1884-1891 : Martel[17]

[modifier] Jumelages, parainages

  • Gurbesti, Roumanie, village adopté.
  • Mons parraine depuis 2001 le remorqueur côtier 'Buffle' de la Marine Nationale [18] et ceci, afin de remémorer le temps où les Monsois entretenaient un feu en face de l 'Eglise Notre-Dame de la pitié afin de servir d'amer aux bateaux entrant dans le port de Saint-Raphaël de nuit ou par mauvais temps.

[modifier] Patrimoine bâti [19]

[modifier] Préhistoire

Néolithique, Chalcolithique : Castrum, Dolmens, Habitats fortifiés, Tumulus, Tombes en Bloc, Grottes sépulchrales.

[modifier] Les Habitats fortifiés

[modifier] Dolmens (Chalcolithique) et autre tombes collectives

Icône de détail Article détaillé : Dolmens du Var.

Toujours ouvertes vers le couchant, parfois à double chambre (cella), la première pour les dépouilles récentes, la seconde pour les 'réductions'. Les deux sont précédées d'une antichambre. Le nombre des dents retrouvées sur place permet d'évaluer le nombre de sépultures.

[modifier] L'âge Celbano

Mons fait partie de cette circonscription dépendant de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille.

[modifier] Aqueduc romain de Mons à Fréjus

[modifier] L'aqueduc romain de Mons à Fréjus : les sources vauclusiennes du Neissoun et sa partie initiale : site classé Monument historique (France)

[modifier] L'aqueduc romain à la Roche-Taillée ou Roquetaillade, site classé Monument historique (France)

[modifier] L'aqueduc romain de Mons à Fréjus dans le domaine de San-Peyre

[modifier] Transition vers le Moyen-Age

[modifier] les Castrum

[modifier] Post-Médiéval

[modifier] Architecture religieuse

[modifier] Châteaux

[modifier] Le château primitif du XIIIe

[modifier] Les autres châteaux

Il existe en rive droite de la Siagne, entre la Siagne de la Pare et le Miron, en face du bois des Malines, un lieu dit 'château de l'enfer' où on retrouve quelques pierres perchées en haut d'un piton rocheux. On ne dispose cependant d'aucune information à son sujet.

[modifier] Infrastructures

[modifier] Aqueduc de Riens ou de Saint-Pierre (XVIe)

[modifier] Aqueduc de Beauregard (XVIe)

[modifier] Petit aqueduc du château de la Lubi (XVIe)

[modifier] Passé récent

[modifier] Infrastructures

[modifier] Sources, fontaines et lavoirs

[modifier] les Ponts

[modifier] La pierre sèche [20] : Cabanes (Bories), Cabanons, Apiés, Puits couverts, [21]