Autres langues

Maroc

المملكة المغربية (ar)
Al Mamlakatu'l-Maghribiya (ar)
{{{{{langue2}}}}}
{{{{{langue3}}}}}
{{{{{langue4}}}}}
{{{{{langue5}}}}}
'Royaume du Maroc' (fr)
Drapeau du Maroc Armoiries du Maroc
(Détails) (Détails)
Devise nationale :

Arabe : الله، الوطن، الملك
Français : Dieu, la Patrie, le Roi


La zone hachurée sur la carte désigne le Sahara occidental,
revendiqué et majoritairement contrôlé par le Maroc,
mais dont la souveraineté est contestée.
Langue officielle Arabe[1]
Capitale Rabat
34°02′ Nord 6°51′ Ouest
Capitale économique Casablanca
Forme de l’État
 - Roi
 - Premier ministre
Monarchie constitutionnelle
Mohammed VI
Abbas El Fassi
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 57 (40(¹))e
446 550 (710 500(¹)) km²
0,056 %
Population
 - Totale (Juillet 2007)
 - Densité
Classé 36e
33 757 175 (sans le Sahara occidental)[2] (²) hab.
74,44 hab./km²
Indépendance
 - Date
De la France (pour le Maroc "central"), de l'Espagne (pour le Rif, l'enclave de Sidi Ifni, le protectorat de Cap-Juby et les Provinces du Sud (contestées))
- 2 mars 1956 (pour la zone française)
- 7 avril 1959 (pour le Protectorat espagnol du Maroc)
- 30 juin 1969 pour l'enclave d'Ifni
- 14 novembre 1975 pour les deux tiers nords du Sahara Occidental (contesté)
- 14 août 1979 pour la récupération de Oued Eddahab (contesté)
Pays limitrophes Algérie Algérie
Mauritanie Mauritanie (de facto)
Espagne Espagne
territoire du Sahara occidental (contesté, majoritairement contrôlé)
Gentilé Marocains, Marocaines
IDH (2007) 0,646 (moyen) 123e[3]
Monnaie Dirham marocain (MAD)
Fuseau horaire UTC + 0 (+1 à partir du 1 juin jusqu'au début du Ramadan)
Hymne national Hymne chérifien
Domaine internet .ma
Indicatif
téléphonique
+212

(¹) Avec le Sahara occidental
(²) 29 891 708 Selon le dernier recensement des autorités marocaines (2004)[4]

Le Maroc, officiellement Royaume du Maroc (المملكة المغربية) est un pays situé au nord-ouest de l’Afrique appartenant au Maghreb. Il est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est, et de facto au sud par la Mauritanie au delà du Sahara occidental contesté.

Le Maroc a pour capitale Rabat.

Le régime politique du Maroc est une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est Mohammed VI. Le Maroc est membre d’un bon nombre d’organisations dont, notamment, l’Union du Grand Maghreb, la Francophonie,et l’Organisation de la conférence islamique. Le Maroc est le seul pays d'Afrique qui n'est pas actuellement membre de l'Union Africaine.

Sommaire

[modifier] Étymologie

Le Maroc {المغرب "Al Maghrib" en arabe, qui veut dire« le couchant » ou « l’occident ») , ou plus complètement Al-Maghrib Al-Aqsa (المغرب الاقصى, ce qui se définit par « le couchant lointain » ou « l’extrême occident »), appellation permettant de faire la distinction entre les deux entités (les pays du maghreb et royaume du maghreb (çad: maroc)). Le Maroc est appelé en tamazight M'ghrib que ce soit, en tamazight de l'atlas, tachelhit ou tarifit.

Le nom français Maroc dérive lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties (Almoravides, Almohades et Saadienne). De cette prononciation dérive également Marrocos (en portugais), Morocco (en anglais), et Marokko (en allemand, norvégien et néerlandais), les Persans l’appelant carrément Marakech. Les Turcs, eux, l’appellent Fas qui vient de l’ancienne capitale du Maroc sous la dynastie alaouite (avant 1912), Fès.

Dans l’Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens. À partir de cette appellation, la région (Maroc et Algérie occidentale) sera connue sous le nom de Maurétanie, avec Iol (Cherchell, actuelle Algérie) pour capitale. La région sera par la suite divisée en deux Maurétanies provinces par les Romains: la Maurétanie Tingitane avec Volubilis pour capitale (ancienne cité berbère de Oulil) et la Maurétanie Césarienne avec Cesarea (Tipaza) pour capitale (centre et ouest de l'Algérie).

Le Maroc est le pays où les grecs anciens situaient le mythique jardin des Hespérides.

En somme le Maroc (déformation linguistique française du mot Marrakech) sera connu sous le nom de Royaume de Marrakech sous les 3 dynasties qui choisiront cette ville comme capitale, puis sous le nom de Royaume de Fès sous les dynasties qui choisiront Fès comme capitale. Lorsque Alaouites changeront de capitale et quitteront Fès, le Maroc sera aussi connu sous le nom d'Empire Chérifien et cela jusqu'à l'indépendance du pays en 1956. A l'indépendance, le pays prend le nom de Royaume du Maroc et le sultan Mohamed Ben Youssef devient le Roi Mohamed V .

[modifier] Histoire

Icône de détail Article détaillé : Histoire du Maroc.

[modifier] Préhistoire et protohistoire

Les premières traces d'une présence d'hominidés sur le territoire marocain datent d'environ 700 000 ans. De cette période dite acheuléenne, on a retrouvé un certain nombre d'outils, notamment dans la plaine de la Chaouïa et plus précisément à proximité immédiate de l'agglomération casablancaise. Outre l'outillage, on a découvert un certain nombre de fragments humains notamment dans les carrières Thomas (mandibules, maxillaires et fragments crâniens d'Homo erectus). De l'époque moustérienne (120 000 à 40 000 avant l'ère chrétienne), le site le plus explicite est celui de Jbel lrhoud situé à mi-chemin entre les villes modernes de Marrakech et de Safi et où ont été découverts deux crânes d'hominidés, des outils associés à l'industrie levalloiso-moustérienne ainsi que d'importants restes d'animaux aujourd'hui disparus.

Extension de la culture ibéromaurisienne
Extension de la culture ibéromaurisienne

L'époque atérienne (40 000 avant JC) a apporté son lot d'objets pédonculés retrouvés dans de nombreuses grottes situées sur le littoral atlantique (Dar Soltane 2). Néanmoins cette période a surtout été marquée par de profonds bouleversements climatiques ayant entrainé une désertification sans précédent du territoire marocain ainsi que la raréfaction voire la disparition d'un grand nombre d'espèces animales et végétales. Cette dynamique a cependant été contrecarrée par le rempart naturel que constitue la chaîne de l'Atlas, que ce soit au Maroc ou dans le reste du Maghreb. L'arrivée d'Homo sapiens au Maghreb a été démontrée antérieure à l'Épipaléolithique puisque les inscriptions atériennes ne sont pas l'oeuvre d'hommes de Néanderthal (dont l'aire a été restreinte au seul continent européen) mais bel et bien d'Homo sapiens présentant des caractéristiques archaïques.

Il y a environ 21 000 ans, la "civilisation" Ibéromaurusienne voit le jour. Elle se caractérise par des rites funéraires plutôt évolués et par un raffinement de l'outillage utilisé. Néanmoins, il n'est bien sûr pas encore question d'agriculture. La grotte de Taforalt dans la région d'Oujda correspond au plus grand gisement de l'époque.

Cette civilisation se maintient et se répand sur l'ensemble du Maghreb avant de se métisser progressivement vers le neuvième millénaire avant notre ère avec les populations capsiennes, ancêtres des Berbères modernes. Les premiers éléments retrouvés et datant de cette période (Néolithique) datent d'environ 6 000 ans. Ceux-ci témoignent d'une sédentarisation déjà avancée ainsi que d'une maîtrise relative des techniques agricoles.

[modifier] Le Maroc antique

A partir des années - 3 000 se développe au Maroc la culture campaniforme. Dès lors le Maroc entre dans l'âge du bronze et on assiste à la diffusion d'une céramique noire spécifique dont la présence est attestée dans un certain nombre de sépultures de la région rifaine.

A partir du XIe siècle av. J.-C., les hardis commerçants Phéniciens atteignent les côtes marocaines et notamment la côte atlantique. Ils fondèrent de nombreux comptoirs qui serviront de bases à de nombreuses cités romaines puis arabes (dont les principaux furent Tingis et Lixus, actuelles Tanger et Larache). Au passage, c'est à cette période déjà que l'on date les toutes premières installation de populations juives au Maroc

L'autonomie progressive de Carthage profitera aux comptoirs fondés sur les côtes marocaines dans la mesure où ils seront davantage mis en valeur du fait de la proximité relative avec la capitale. L'influence punique se fit grandement sentir auprès des populations indigènes dont l'organisation s'améliore parallèlement. Ainsi les tribus berbères se fédèrent progressivement, fondant des royaumes cohérents dont le premier sera le royaume de Maurétanie d'abord confiné dans le nord de l'actuel Maroc.

Du fait du soutien apporté par la Maurétanie à l'Empire Romain lors de la destruction de Carthage, il se nouera une étroite amitié entre les deux entités (d'où l'éviction du chef numide Jugurtha). Lors d'une invitation de Ptolémée de Maurétanie à Rome, ce dernier est assassiné par l'empereur Caligula ce qui entrainera après deux années de troubles une annexion de la Maurétanie (42 ap J.-C.) que l'on désignera dès lors sous le nom de Maurétanie Tingitane. Là encore, seul le nord de l'actuel territoire marocain est effectivement sous contrôle romain, le reste du territoire demeurant berbère. Ils fonderont la prospère cité de Volubilis (non loin de l'actuelle Meknès véritable emblème de cette période. Néanmoins la capitale administrative demeurera Tingis, future Tanger. Durant toute cette période il sera laissé une grande autonomie aux différentes tribus mais la constante pression des tribus méridionales aura progressivement raison de la Maurétanie Tingitane puisqu'au IIIe siècle elle en sera réduite à la côte nord et à Sala (actuelle Salé).

Bassins à mosaïques à Volubilis
Bassins à mosaïques à Volubilis

En 429, des tribus Vandales traversent le Détroit de Gibraltar mais dans leur imperturbable course vers ce qui demeurait de la mythique Carthage, ils ne contrôleront guère que le littoral méditerranéen, se désintéressant de l'intérieur des terres. Un siècle plus tard, les Byzantins, désireux d'anéantir le royaume vandale pacifieront le nord du territoire, désenclavant par la même occasion les tribus berbères du reste du pays.

[modifier] De la conquête arabe aux troubles anarchiques

En 649, le Maghreb est victime des premiers assauts arabes mais ce n'est que 35 ans plus tard que l'on assiste à une véritable pénétration du territoire marocain. Les puissantes tribus berbères installées aussi bien dans les contreforts montagneux de l'Atlas et du Rif que dans les fertiles plaines atlantiques soutiendront dans un premier temps les Byzantins installés sur les côtes méditerranéennes qu'ils préfèreront aux arabes notamment à cause d'erreurs diplomatiques. La destruction des installations byzantines aux alentours de l'an 700 portera un coup dur à la résistance berbère qui se convertira dès lors massivement à l'islam (les berbères au Maroc étaient très faiblement christianisés mais les populations juives ne se convertirent que très faiblement à l'islam). Par ailleurs, l'islam ne sera dès lors plus jamais contesté au Maroc, contrairement à ce qui a pu se passer en Algérie ou en Tunisie. D'autre part, l'année 708 correspond à l'intégration du Maroc au sein de l'Empire Omeyyade. Dans le sillage des succès marocains, les armées arabes traverseront le Détroit de Gibraltar sous le commandement de Tariq ibn Ziyad et atteindront la Navarre dès 715.

En 740, les tribus berbères adoptent le kharijisme jugé plus proche des principes de "démocratie tribale" que la doctrine omeyyade. Le califat qui refuse cette hérésie se replie, fragilisé depuis Damas par l'irrésistible ascension des Abbassides. Le Maroc connait l'anarchie.

Vue de la cour centrale de la Mosquée Quaraouiyine
Vue de la cour centrale de la Mosquée Quaraouiyine
Icône de détail Article détaillé : Dynastie Idrisside.

L'histoire des Idrissides est indissociable de la personne d'Idriss Ier, descendant d'Ali, gendre du prophète et qui fuyant les massacres dont était victime son entourage et sa famille vint se réfugier dans le Moyen Atlas, à Volubilis, ancienne cité romaine déchue. Obtenant l'aval des tribus locales, il fonda en 789 la ville de Fès dans la plaine du Saïss dont il fit la capitale de son nouveau royaume, le Maroc, proclamé en 791. Assassiné par un envoyé du calife Haroun ar-Rachid, son fils Idris II lui succède après une régence. Il étend sa capitale ainsi que son royaume et avance au-delà de Tlemcen, pris par son père dès 789 et assujettit de nombreuses tribus Zenata. Son successeur Mohammed fera construire la prestigieuse mosquée Quaraouiyine, une des toutes premières universités de l'Histoire. A cette période, Fès devient un des principaux centres intellectuels du monde arabe et attire d'éminents scientifiques et théologiens. Le royaume du Maroc étend régulièrement ses frontières mais se retrouve menacé par la puissante dynastie des Fatimides à l'est. Indiqués califes de Cordoue au début du Xe siècle, les Idrissides subiront également au nord la pression des Omeyyades. En 985, les Fatimides et leurs vassaux d'Algérie poussent les Idrissides à se réfugier en Andalousie.

Dès le milieu du Xe siècle, l'affaiblissement des Idrissides du fait non seulement des pressions externes mais surtout des dissensions internes entraine un regain d'activité des grandes tribus berbères qui fondent et conquièrent de nombreuses cités. Les états de Sijilmassa dans le sud et de Nekor dans le nord se maintiennent et gagnent de l'ampleur durant cette période. Néanmoins le Maroc durant cette période perd se sa cohérence et la multiplication des états Zénètes ne fait qu'accentuer l'anarchie qui règne au Maroc. Cette période complexe demeure malconnue.

[modifier] Rôle des Tribus

Comme dans l'histoire de très nombreuses nations , aucune dynastie marocaine ne pourra s'imposer par elle-même. Toutes devront, pour étendre et asseoir leur influence géographique sur des périodes plus moins longues, passer des alliances (forcées, pacifiques ou négociées) avec les différentes autres tribus musulmanes et parfois juives du pays .l'Islam sera le principal ciment entre les différents tribus arabo-afro-berbères qui composent le royaume. Le fait que certaines dynasties se soient réclamées Chérifiennes ne sera pas un atout suffisant à leur persistence.

Le Maroc restera longtemps un pays fortement tribal, cela même après l'indépendance du pays en 1956. C'est la raison pour laquelle, de nos jours encore, les représentants des différentes tribus du pays continue à réitérer leur allégeance au Roi au cours de la fête annuelle du Trône. Au cours de cette fête (reliant le Peuple au Roi et le Roi au Peuple) , les représentants des tribus crient à 3 reprises " NAAM A SIDI" que l'on peut traduire en Français par " A vos ordres ou à votre service votre Majesté" . L'aspect tribal du Maroc actuel s'effaçant de plus en plus (en particulier dans les grandes villes), cette fête du trône sert aujourd'hui davantage à entretenir le Folklore.

[modifier] Dynastie almoravide

Icône de détail Article détaillé : Almoravides.

Alors que le "Maroc utile" est en proie aux convoitises des entités politiques voisines ainsi qu'aux déchirements internes, trois grandes tribus berbères se partagent les régions sahariennes. Les Lemtouna, Massoufa et Goddala (ou Gadala, lointains descendants des antiques Gétules), tous trois membres de la confédération Sanhadja et islamisés deux siècles et demi plus tôt, guerroient et vagabondent régulièrement en direction du sud où ils menacent l'empire du Ghana et d'autres états soudanais. De la tribu Lemtouna, l'émir Yahya Ibn Ibrahim se rend vers 1035 accomplir le pèlerinage à La Mecque. Là bas, il prend conscience de la nécessité de parfaire l'islam de ses congénères des régions de l'Adrar. En halte à Kairouan, il tente pour cela d'obtenir un appui logistique de la part d'éminences religieuses locales, mais sans résultat. Ce sera dans la région de Taroudant qu'un dénommé Ou Agg ben Zellou lui indiqua l'existence d'un prédicateur dans le désert, un certain Abdallah Ibn Yasin. Yahya Ibn Ibrahim et Abdallah Ibn Yasin s'en retournèrent donc tous deux dans l'Adrar convertir les Djoudala (tribu des Lemtouna) au malékisme puritain. Si au départ leurs enseignements sont plutôt bien accueillis, leur austérité et leurs méthodes radicales (instruments de musique et habits de couleurs vives bannis) finirent par lasser. Yahya Ibn Ibrahim et Abdallah Ibn Yasin errèrent donc dans le désert et s'en allèrent donc fonder un ribat sur l'île de Tidra entre la baie du Lévrier et le cap Timiris. Là ils conceptualisèrent une véritable doctrine qui leur valut le nom d'Almoravides (de Al-murabitun, المرابطون), les gens du ribat.

Le climat d'exaltation mystique qui régnait au couvent militaire attira de nombreux fidèles de toutes les contrées du Sahara occidental et même au-delà. De 1042 à 1052, les Almoravides conquièrent tout le Sahara occidental et tournent leurs regard vers le nord. Yahya Ibn Ibrahim fut tué et remplacé par Abu Bakr Ibn Omar. Dès lors l'expansion des Almoravides est irrésistible. Aoudaghost, place forte de l'empire du Ghana et importante étape du commerce transaharien est prise et détruite. L'année suivante, c'est au tour de Sijilmassa de céder à la pression almoravide et de voir ses maîtres zénètes impitoyablement exterminés. La même année (1056), Taroudant et le Souss entier se rendent aux envahisseurs. Les Almoravides n'ont alors qu'une idée : soumettre les plaines fertiles du Maroc utile et les intrépides tribus de l'Atlas. Néanmoins, les combats contre les hérétiques Berghouata s'éternisent et s'avèrent plus ardus que prévu. Yahya Ibn Ibrahim est même mortellement blessé et inhumé sur un des affluents du Bou Regreg. Abou Bakr doit alors se rendre à nouveau dans le désert pour mettre fin à des luttes intestines et il confie alors le commandement des terres septentrionales nouvellement conquises à son cousin, un certain Youssef Ibn Tachfin. En 1072, ce dernier empêche le retour d'Abou Bakr et fait dès lors de Marrakech, fondée deux ans plus tôt, sa capitale. La rigueur morale de ces "Voilés" et leur attachement aux valeurs de l'islam attira les nombreux déçus des années du climat d'anarchie ambiant et Youssef Ibn Tachfin constitua sans mal une armée de 20 000 hommes qu'il arma d'arbalètes. Toutefois, la soumission des intrépides tribus zénètes ne fut pas des plus aisées. Ces derniers se rallièrent même ponctuellement aux élites bourgeoises de Fès et de Tétouan, bien décidées à repousser ces tribus dont le puritanisme était aux antipodes des aspirations de raffinement et de luxe qu'ils avaient importé d'Andalousie. Des villes du nord, Meknès tomba la première, puis ce fut au tour de Fès (1060 ou 1061), des villes du Rif, de Tlemcen (1069) et enfin d'Oujda (1081). Tanger et Ceuta, fiefs de la dynastie hammudite de Malaga ne cédèrent que vers 1084 après un éprouvant siège et subirent de terribles supplices. A l'est, les Almoravides avancèrent jusqu'à Alger (Ténès et Oran furent gagnées en 1082).

Tombeau du célèbre prince et poète Al Mutamid Ibn Abbad, condamné à finir sa vie dans une prison d'Aghmat au sud de Marrakech
Tombeau du célèbre prince et poète Al Mutamid Ibn Abbad, condamné à finir sa vie dans une prison d'Aghmat au sud de Marrakech

Alors que dans la brillante Andalousie, les princes musulmans subissaient les premiers revers face aux chrétiens ligués autour de la personne d'Alphonse VI, les extraordinaires prouesses militaires de ces "Voilés" aux mœurs rigides résonnent comme une bénédiction. Al-Muttawakil de la Taifa de Badajoz fait appel aux Almoravides dès 1079. En 1082, c'est au tour d'Al Mutamid Ibn Abbad de solliciter les maîtres du Maroc. En 1086, pour répondre à ces appels et pour enrayer la "décadence" civilisationelle d'Al-andalus (arts florissants, consommation de vin ...), Youssef Ibn Tachfin fait embarquer de Ceuta la bagatelle de 7000 cavaliers et 12 000 fantassins. Rapidement, les rois des différentes taifas rallient les armées almoravides. Les victoires s'enchainent et les armées d'Alphonse VI sont mises en déroutes non loin de Badajoz le 23 octobre 1086. Youssef Ibn Tachfin rentre au Maroc régler des affaires internes mais le désordre en Andalousie le pousse à revenir. Il est néanmoins poussé par les fakihs à revenir, du fait des difficultés lors du siège à Aledo et surtout des divisions entre taifas qu'il considérait personnellement comme une honte pour l'islam. En 1090, un concile almoravide à Algésiras déclara la guerre aux reyes de taifas accusés d'impiété. L'alliance de certains de ces derniers avec des princes chrétiens n'empêcha pourtant pas l'irrésistible avancée des Almoravides à Al-andalus, qui s'acheva en 1094 avec la prise de Badajoz et l'impitoyable mise à mort d'Al-Mutawakil et de sa famille. Les victoires s'enchainent encore face au Cid retranché à Valence.

En 1106, après la prise de Valence et alors que les Baléares sont occupées, Youssef Ibn Tachfin décède et son fils, Ali Ben Youssef hérite du trône. Fils d'une esclave chrétienne affranchie, il devient par la même occasion maître d'un empire s'étendant du Tage au fleuve Sénégal, des côtes algériennes à Tombouctou. Il nomme son frère Temyn gouverneur d'Al-andalus. Les armées almoravides défont Sancho, fils d'Alphonse VI lors du siège du château d'Uclès. Alphonse VI décèdera l'année suivante, en 1109. Ali revient alors en Andalousie et remporte les sièges de Madrid, Guadalajara et Talavera. A l'ouest, les armées almoravides poussent jusqu'à Porto, menaçant même les côtes galiciennes. A l'est, les Baléares servent de base logistique aux razzias menées contre Barcelone. Cependant, les innombrables exploits militaires ne parviennent pas à pallier le mécontentement ambiant en Andalousie où le fragile équilibre entre Mozarabes, juifs et Arabes est quelque peu rompu par la rigueur religieuse imposée par les conquérants. L'autodafé des écrits du très populaire Al-Ghazali ne fait qu'amplifier le malaise des élites culturelles, nostalgiques de l'âge d'or du califat omeyyade. La sollicitation par l'armée divine des milices chrétiennes de Reverter pour maintenir l'ordre au Maroc même est mal comprise par les tribus montagnardes du Haut-Atlas, de jour en jour plus mécontentes de l'autoritarisme almoravide.

[modifier] Dynastie almohade

Icône de détail Article détaillé : Almohades.

La dynastie des Almohades, dite la cinquième Maure, berbère et musulmane est issue d'un mouvement de réforme religieuse, qui règne sur le Maghreb et la Péninsule Ibérique musulmane de 1147 à 1269. Les Almohades se développent en réaction aux Almoravides qui dominent depuis Marrakech l'actuel Maroc et la Péninsule Ibérique musulmane puis leur succèdent.

Les Almohades sont bordés par l’océan Atlantique à l’ouest, par le Portugal, Couronne de Castille et Couronne d'Aragon au nord, par Ayyoubides et Fezzan à l’est, et de facto au sud par Sahara (Ibadites et Banu Hassan).

Les Almohades seront les seuls de l'histoire à unifier l'ensemble des pays du Maghreb : Maroc, Algérie et Tunisie sous un empire unifié couvrant aussi tout le Sahara. la capitale médiévale du Maghreb proporement dit (sans domination étrangère) sera Marrakech, succédant ainsi à Cirta (Constantine actuelle en Algérie), capitale de la vaste Numidie qui courait de la Tunisie au Maroc, subdivisée en tois provinces : les frontières nord actuelles des trois pays, les plus vielles frontières du monde avec celles de la Chine!

[modifier] Dynastie des Mérinides

Icône de détail Article détaillé : mérinides.

[modifier] L'arrivée des Andalous et des Moriscos (morisques)

voir : Andalousie , Espagne ,Portugal,Grenade,Cordoue,Séville, Tolède, Boabdil ,moriscos, Musique arabo-andalouse.

Les arabo-andalous ont été chassés d'Espagne principalement en 2 temps : à la chute de Grenade en 1492, et en 1609 avec l'expulsion des Morisques. L'arrivée massive de ces andalous va marquer un nouveau tournant dans la culture, la philosophie, les arts, la politique.....du Maroc. Notons que de nombreux intellectuels et artistes andalous rejoindront les cours royales.

Les moriscos installés à Rabat et Salé formèrent des républiques corsaires.

Il est nécessaire de rappeler, qu'avant 1492, la proximité géographique du Maroc avec l'Espagne andalouse va naturellement induire des échanges constants et divers entre ces 2 pays.

Différentes dynasties marocaines sont intervenues dans l'histoire de l'Espagne mauresque : les Almoravides, les Almohades et les Mérinides. L'histoire du Maroc et de l'Espagne mauresque se confondront donc à 3 reprises.

Les arabo-andalous arrivés au Maroc vont soit s'installer dans d'anciennes villes du pays soit en créer de nouvelles ( voir l'histoire des villes de : Tanger Tétouan Fès Taza Oujda Chefchaouen Rabat Salé)

[modifier] Dynastie des Saadiens

Icône de détail Article détaillé : saadiens.

[modifier] Dynastie des Alaouites

Icône de détail Article détaillé : dynastie alaouite.

[modifier] Politique

Le roi Mohammed VI et le président américain George W. Bush, le 23 avril 2002 à la Maison Blanche.
Le roi Mohammed VI et le président américain George W. Bush, le 23 avril 2002 à la Maison Blanche.

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle . Sa constitution est celle proclamée en décembre 1962 par Hassan II. Elle a été modifiée et enrichie à 4 reprises en 1970, 1972, 1992 et 1996, augmentant les pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent toujours limités sur certains points.

En effet, l’essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi, monarque héréditaire, qui nomme le premier ministre en tenant compte de la majorité du parlement.

Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif, bicaméral, est exercé par la chambre des représentants composée de 325 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, et la chambre des conseillers qui comprend 270 membres renouvelés par tiers tous les trois ans.

La justice est le troisième pouvoir. Ce pouvoir en forte mutation depuis quelque années, grâce à la création de nouvelles juridictions spécialisées( tribunaux administratifs, tribunaux de commerce).

[modifier] Droit des femmes

Icône de détail Articles connexes : Droits de l'homme au Maroc et Moudawana.

Depuis la venue au trône de Mohammed VI, des réformes sur la condition de la femme ont été accomplies. Suite aux luttes du mouvement féminin et du mouvement démocratique et malgré la farouche résistance opposée par le mouvement intégriste et les conservateurs. Le roi Mohammed VI a joué un rôle d’arbitre en sa qualité de commandeur des croyants qui lui est conféré par la constitution marocaine. Il constitua une commission consultative royale qu’il a chargé de répondre aux attentes des militantes féminines qui avaient dénoncé toutes les injustices endurées par les femmes marocaines. Après des concertations avec toutes les parties concernées qui ont duré près de trente mois, c’est le roi qui a tranché en présentant devant le parlement, le 10 octobre 2003, le nouveau projet de code de la famille, appelé Moudawana, qui a été discuté, amendé et adopté à l’unanimité par toutes les forces représentées au parlement en janvier 2004.

Le nouveau code de la famille est fondé sur l’égalité entre les sexes et abolit la tutelle exercée sur les femmes. La notion de « chef de famille » est abolie et remplacée par la co-responsabilité entre les époux.

Le mariage d’une jeune femme n'était possible qu'en présence de son père en tant que tuteur, seules les filles ayant perdu leur père pouvaient se marier sans tutelle : désormais, une femme peut se marier en toute liberté que son père soit vivant ou décédé. L’âge légal de mariage pour la jeune femme a été revu à la hausse : il est maintenant de dix-huit ans pour les filles et les garçons au lieu de quinze ans auparavant pour les filles. Enfin, et cela représente une grande avancée, la femme mariée a le droit d’obtenir le divorce de son mari sans être obligée comme c’était le cas auparavant de fournir des preuves et des témoignages pour justifier les raisons de sa demande.

En 2006, un nouveau chapitre ajouté au code de la Famille, rend possible pour la mère marocaine de transmettre la nationalité marocaine de plein droit et automatiquement à ses enfants nés de père étranger, dans le cadre d'un mariage.

Le mariage de la marocaine musulmane n’est légal qu'avec un époux musulman, et un marocain musulman ne peut se marier avec une non-musulmane, sauf si sa religion est monothéiste.

Les marocains de confession juive sont soumis aux règles du statut personnel hébraïque marocain[5].

En 2007, le pays compte un taux d’analphabétisme à l’échelle nationale de 37 % [6] plus élevé chez les femmes et en milieu rural . Le taux d’activité s’élève à 76,9 % chez les hommes contre 47,9 % chez les femmes[7].

[modifier] Organisations internationales et régionales

Le Maroc est membre fondateur :

À l'échelle régionale, le Maroc est également membre de l'Union du Maghreb, qui réunit au sein d'une même entité régionale les pays du Maghreb tel qu'on le conçoit traditionnellement (Maroc, Algérie et Tunisie) ainsi que la Libye et la Mauritanie. Fondée à Marrakech en 1989, l'Union du Maghreba du revoir au fil des années ses ambitions à la baisse au vu des dissenssions persistantes qui existent entre les deux principales puissances régionales, à savoir le Royaume du Maroc et l'Algérie. Le siège actuel de l'organisation de trouve à Rabat.

Le Maroc est également membre de l'Union pour la Méditerranée fondée à Paris le 13 juillet 2008. Le royaume a en outre fait savoir qu'il comptait abriter le siège de l'UPM. Rabat (ou Tanger pour certains) en donc en lice aux côtés de La Valette, Marseille, Barcelone et Tunis.

Le Maroc fait aussi partie de différentes organisations internationales, dont la Banque africaine de développement, l’Organisation des Nations unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale du commerce.

[modifier] Rangs internationaux

L’indice de développement humain du Maroc en 2007(0,646, catégorie « moyen ») le classe à la 126e place.

En 2007, l’indice de pauvreté humaine IPH-1 classe le Maroc à la 61e place sur 108 pays avec un taux de pauvreté de 33,4 %, [9].

Standard & Poor's (S&P) a revu à la hausse la cote financière du Maroc en haussant la note de sa dette de BB à BB+ en 2005 alors que Fitch Ratings a attribué le 19 avril 2007 l’Investment grade au Royaume du Maroc. Selon cette agence, la cote attribuée au Maroc reflète les progrès remarquables accomplis aussi bien sur le plan politique, économique que social au cours des dernières années, ce qui s’est traduit par des améliorations sensibles du niveau de vie.

[modifier] Forces armées royales marocaines

[modifier] Gendarmerie royale marocaine


[modifier] Géographie

Photo satellite du Maroc
Photo satellite du Maroc

[modifier] Géographie physique

Icône de détail Article détaillé : Géographie du Maroc.

Le Maroc est caractérisé par l'incroyable diversité de ses paysages. L'explication à cela est, à l'instar de ce que l'on peut observer en Algérie également, la présence de la chaîne de l'Atlas qui joue un rôle de barrière et de filtre climatique. Le Maroc compte deux massifs montagneux : l'Atlas, subdivisé en Moyen-Atlas au nord, Haut-Atlas au centre et Anti-Atlas au sud, et le Rif, massif montagneux faisant partie du système des Cordillères Bétiques et situé face à la Méditerranée. Le point culminant du Maroc (et d'Afrique du Nord) est le Jbel Toubkal qui culmine à 4 167 m. Quant au Rif, il cumine à 2 450 m avec le Djebel Tidirhine. Entre l'Océan Atlantique et l'Atlas, une constellation de plaines à la fertilité relativement élevée constitue ce que l'on désigne communément sous le nom de « Maroc utile ». Les plaines marocaines sont de deux types : les plaines littorales d'une part, et les plaines intérieures d'autre part. Les plaines littorales sont le Gharb (région de Kenitra), la Chaouïa (région de Casablanca), la Doukkala (El Jadida et Safi) et le Souss (hybride). Les plaines intérieures quant à elles profitent des barrières climatiques que constiuent l'Atlas et le Rif et qui régulent quelque peu la pluviosité. Ces plaines sont au nombre de trois : le Haouz (région de Marrakech), la Tadla (région de Beni Mellal) et le Saïss (région de Meknès et de Fès) se prolongeant via la trouée de Taza jusqu'à la région d'Oujda.
Au sud et à l'est de la chaîne de l'Atlas, l'omniprésence du désert et la pauvreté de la terre ne permettent qu'une occupation humaine clairsemée. À l'est, la population s'organise plus volontiers autours d'oueds (cours d'eau partiellement et périodiquement asséchés) comme le Drâa et le Ziz tandis qu'au sud, les oasis sont véritablement de type sahariennes (Guelmim, Smara…).

[modifier] Frontières terrestres

À l’est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de l’Algérie. Au nord, le Maroc est limitrophe des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla – villes réclamées par le Maroc.

Le tracé des frontières avec les pays et territoires limitrophes est de[10] :

[modifier] Climat

Icône de détail Article détaillé : Climat du maroc.

[modifier] L'Environnement

Icône de détail Article détaillé : liste des écorégions du Maroc.

[modifier] Géographie humaine

[modifier] Subdivisions

Icône de détail Article détaillé : Subdivisions du Maroc.
Carte des régions du Maroc

Le Maroc compte seize régions ayant chacune à sa tête un wali, ainsi qu’un Conseil régional, représentatif des « forces vives » de la région. Ces régions ont le statut de collectivité locale[12].

L’article 101 de la Constitution indique : « Elles [Les collectivités locales] élisent des assemblées chargées de gérer démocratiquement leurs affaires dans les conditions déterminées par la loi. Les gouverneurs exécutent les délibérations des assemblées provinciales, préfectorales et régionales dans les conditions déterminées par la loi. »

Les numéros de la liste ordonnée sont ceux figurant sur la carte ci-contre ; sont indiquées également entre parenthèses les codes ISO 3166-2 correspondants (toujours à deux chiffres) :

  1. Chaouia-Ouardigha (09) ;
  2. Doukhala-Abda (10) ;
  3. Fès-Boulemane (05) ;
  4. Gharb-Chrarda-Beni Hssen (02) ;
  5. Grand Casablanca (08) ;
  6. Guelmim-Es Smara (14) (inclut une partie du Sahara occidental, la province d’Es Smara) ;
  7. Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra (15) (inclut une partie du Sahara occidental) ;
  8. Marrakech-Tensift-Al Haouz (11) ;
  9. Meknès-Tafilalet (06) ;
  10. L'Oriental (04) ;
  11. Oued Ed-Dahab-Lagouira (16) (situé au Sahara occidental) ;
  12. Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (07) ;
  13. Sous-Massa-Drâa (13) ;
  14. Tadla-Azilal (12) ;
  15. Tanger-Tétouan (01) ;
  16. Taza-Al Hoceima-Taounate (03).

[modifier] Villes principales

Icône de détail Article détaillé : Liste de villes du Maroc.

La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique du pays est Casablanca.

casablanca
casablanca
Liste des villes ayant plus de 60 000 habitants[13]
Ville Divers Population
Casablanca (Dar el-Beida)
  • Capitale Economique
  • 1ère métropole du Maroc
  • Chef-lieu du Grand Casablanca
3 397 054
Rabat
  • Capitale du royaume
  • Chef-lieu du Rabat-Salé-Zemmour-Zaër
  • Ville impériale
1 721 760
Fès
  • Chef-lieu du Fès-Boulemane
  • Capitale spirituelle
  • Ville impériale
1 001 798
Marrakech
  • Chef-lieu du Marrakech-Tensift-Al Haouz
  • Ville impériale
  • 1e ville touristique du royaume
872 015
Tanger
  • Chef-lieu du Tanger-Tétouan
  • 2e ville économique
730 849
Meknès
  • Chef-lieu du Meknès-Tafilalet
  • Ville Impérial
  • Le Petit Paris
  • Le Versailles de Maroc
  • Capitale de l'agriculture
576 152
Agadir
  • Chef-lieu du Souss-Massa-Drâa
  • 2e ville touristique
542 130
Oujda
  • Chef-lieu du Oriental
  • Capitale du Rai
414 053
Kenitra
  • Chef-lieu du Gharb-Chrarda-Beni Hssen
  • Base aérienne américaine
381 543
Tetouan
  • Capitale d'été
337 773
Safi
  • Chef-lieu du Doukhala-Abda
  • Important port d'exporation de sardines
294 856
Mohammedia 196 815
Laâyoune 190 148
Beni Mellal 172 691
Khouribga
  • Capitale du Phosphate
170 082
El Jadida 153 863
Taza
  • Chef-lieu Taza-Al Hoceima-Taounate
  • Corridor de Taza reliant l'est à l'ouest marocain, entre l'Atlas et le Rif
146 210
Nador
  • 2e centre bancaire
135 508
Settat
  • Chef-lieu Chaouia-Ouardigha
124 188
Larache 113 142
Ksar el-Kébir 111 439
Khémisset 110 751
Guelmim
  • Chef-lieu Guelmim-Es Smara
103 149
Berrechid 102 767
Essaouira 72 911
Dakhla 72 832
Ouarzazate 58 481

Villes du Sahara occidental (provinces du Sud)[14]:

[modifier] Économie