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Jeux olympiques d'été de 2004
Les Jeux olympiques de 2004, jeux de la XXVIIIe Olympiade de l’ère moderne, se sont déroulés à Athènes (Grèce) du 13 au 29 août 2004. La capitale grecque fut désignée pour la deuxième fois ville organisatrice de cet événement après avoir accueilli les premiers Jeux olympiques modernes de l'histoire en 1896. Athènes fut également le lieu des Jeux olympiques intercalés de 1906, compétition non reconnue par le Comité international olympique. Ces jeux sont les premiers à se tenir en Europe depuis ceux de Barcelone en 1992. Pour la première fois depuis 1996, tous les Comités nationaux olympiques furent représentés. 201 nations et 10 625 athlètes (dont 4 329 femmes) ont pris part à 28 sports et 301 épreuves (soit une de plus qu'à Sydney). Une grande partie des épreuves s'est déroulée au complexe olympique d'Athènes (ΟΑΚΑ) tandis que certaines compétitions avaient lieu dans d’autres sites urbains, au Pirée, dans la région de l'Attique, voire pour le football dans les quatre autres villes olympiques : Salonique, Volos, Patras et Héraklion. Les sportifs les plus en vue de ces jeux furent le nageur américain Michael Phelps, la cycliste néerlandaise Leontien Zijlaard-Van Moorsel, la canoéiste allemande Birgit Fischer et l'athlète marocain Hicham El Guerrouj.
[modifier] Élection de la ville hôteLe Comité international olympique confie l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2004 à la ville d’Athènes au cours de la 106e session du 5 septembre 1997 à Lausanne. Sept ans après sa défaite contre Atlanta en vue d’accueillir les Jeux du centenaire de 1996, la capitale grecque obtient la majorité des votes des membres du CIO. À l’issue du 5e tour de scrutin, elle devance la ville de Rome de 25 voix. les autres finalistes Le Cap, Stockholm et Buenos Aires sont éliminés lors des tours précédents. Six autres villes posèrent leur candidature mais ne furent pas retenues dans la liste finale : Lille (France), Rio de Janeiro (Brésil), Saint-Pétersbourg (Russie), San Juan (Porto Rico) et Séville (Espagne). En France, Lyon fut candidate mais écartée par le comité national olympique et sportif français au profit de Lille. Le succès d’Athènes est en grande partie fondé sur la volonté des organisateurs de faire appel à l’histoire et au rôle qu’ont joués la Grèce dans la promotion du mouvement olympique. Cette attribution est perçue pour beaucoup comme une compensation à l’échec de la capitale grecque à l’organisation des Jeux du centenaire de 1996 qui aurait du revenir de droit à Athènes, berceau de l’olympisme.
[modifier] Organisation[modifier] EmblèmesL’emblème des Jeux olympiques représente une couronne d’olivier sur fond bleu. Le rameau d’olivier (ou kotinos), est lié à l’histoire de la Grèce et de l’Olympisme puisqu’il récompensait les vainqueurs des Jeux olympiques antiques. Le kotinos est par ailleurs, l’arbre sacré de la ville d’Athènes. Les couleurs représentatives de la Grèce, le bleu et le blanc, symbolisent le drapeau et les paysages du pays[2]. Les mascottes officielles de ces Jeux olympiques de 2004 sont Phivos et Athina. Elles représentent Phoibos Apollon, dieu de la lumière et de la musique et Athéna, déesse de la sagesse et protectrice de la cité d’Athènes. Les deux mascottes[3] symbolisent le lien entre l’histoire de la Grèce et l’Olympisme, leurs couleurs sont le bleu et l’orange (la mer et le soleil de la Grèce). Phivos et Athina sont jumeaux (même si dans la mythologie Apollo et Athéna ne le sont pas) afin de symboliser la fraternité entre tous les participants. Elles sont inspirées des poupées de terre cuite de la Grèce Antique datant du 7e siècle av.J.-C. La torche olympique est également inspiré des feuilles d'olivier. Sa forme ergonomique courbée lui donne une apparence naturelle prolongeant la flamme de la main du porteur. Le flambeau olympique, composé de métal (magnésium) et de bois d'olivier, pèse 700g et mesure 68cm[4]. [modifier] Sites des compétitions[modifier] PrésentationComplexe olympique d'Athènes
Complexe olympique d'Helliniko Complexe olympique Faliro Coastal Centre olympique de voile Agios Kosmas Centre olympique de Markopoulo Sites historiques
Le Stade panathénaïque, rénové et utilisé pour les Jeux de 2004
Des sites antiques rénovés furent également utilisés pour ces jeux : le départ du marathon fut donné depuis la ville du même nom alors que le lancer du poids se déroula dans l'ancien Stade d'Olympie. Le Stade panathénaïque accueilli les compétitions de tir à l'arc et l'arrivée du marathon. Des matchs de football furent disputés au Stade Karaiskaki qui servit de vélodrome lors des jeux de 1896. Autres sites Sites à l'extérieur d'Athènes [modifier] Polémiques sur la construction des infrastructuresDésignée comme ville hôte en 1997, Athènes a accumulé les retards sur le calendrier de constructions des sites olympiques et des infrastructures publiques. À tel point que, à l'été 2003, un an avant la cérémonie d'ouverture, seul un site destiné aux médias audiovisuels était officiellement prêt. L'ensemble des retards s'explique par des raisons politiques (corruption, concurrence entre ministères et organes décisionnaires, manque de communication...) et techniques (manque de savoir-faire, marchés fermés aux entreprises étrangères, découvertes archéologiques, mauvaise conception, réduction des budgets…). Sous la pression des médias étrangers, des sponsors, de certaines nations craignant pour la sécurité de leurs athlètes et du CIO, mais également pour des questions d'orgueil national, le gouvernement grec et le comité organisateur (Athoc) ont mis les bouchées doubles pour rattraper le retard. Cela s'est traduit par une hausse sensible des coûts (effectifs accrus, heures supplémentaires, polices d'assurance…), mais aussi par une augmentation des accidents du travail. Certaines ONG ont ainsi dénoncé le recours massif à une main-d’œuvre étrangère illégale pour pallier les insuffisances du bassin d'emploi local. En l'absence de contrôle des inspecteurs du travail, ces accidents auraient coûté la vie à au moins vingt personnes[5]. [modifier] Réutilisation des sitesEn juin 2007, la fondation Stávros Niárchos a obtenu l’accord du gouvernement grec pour la construction d’un grand centre culturel (pour l’Opéra National et la Bibliothèque Nationale) à Phalère : 60 000 m² dans un parc de 12 ha pour une somme de 300 millions d’euros, en bord de mer sur un des sites des JO de 2004[6]. En février 2008, l'architecte Renzo Piano fut choisi pour la construction de ce grand centre culturel. [modifier] CérémoniesLa cérémonie d'ouverture a débuté au Stade olympique d'Athènes le 13 aout 2004 vers 20h45 locale par un compte à rebours composé de vingt-huit rythmes cardiaques, nombre d’olympiades précédant ces jeux d’Athènes. Le thème du spectacle fut un hommage à la mythologie, l’histoire et la civilisation grecques. La mise en scène fut l’œuvre du chorégraphe Dimitri Papaioannou, les costumes de la styliste Sophia Kokosalaki et la musique du compositeur Stavros Xarhakos. Papaioannou a placé la cérémonie d'ouverture sous le signe du dieu Apollon et des arts grecs. Lors du défilé des athlètes, les différentes délégations pénétrèrent dans le stade selon l’alphabet grec. Sainte-Lucie fut la première nation à se présenter au public et la Grèce, en tant que pays organisateur, fut l’ultime délégation comme le veut la coutume des Jeux olympiques. Comme en 2000 à Sydney, les deux Corée défilèrent sous la même bannière. Après le passage des 201 nations et des 10 500 athlètes, la chanteuse Björk interpréta une de ses chansons alors qu’une carte du monde fut projetée dans l’écran du stade. Après l’allumage de la flamme olympique, le serment des athlètes fut prononcé par le nageur grec Zoe Dimoschaki et le serment des juges par l’arbitre de basket-ball Lazaros Voreadis. Le Président de la République de la Grèce, Constantinos Stephanopoulos, déclara officiellement ouverts les jeux de la XXVIIIe olympiade, sous les yeux du Comte Jacques Rogge, Président du Comité international olympique. La cérémonie d’ouverture s'acheva par un feu d’artifice spectaculaire. [modifier] Relais de la flamme olympiqueLe retour des Jeux olympiques dans leur berceau originel, 108 ans après les premiers jeux de l'ère moderne à Athènes, a donné lieu à un parcours de la flamme olympique dans tous les pays où des Jeux olympiques d'été ou d'hiver de l'ère moderne ont été organisés mais aussi sur tous les continents et sous-continents, après son départ du sanctuaire d'Olympie dans la péninsule du Péloponnèse. Une fois revenue en Grèce, une fois tous les dèmes (départements) traversés, les relayeurs de la flamme lui ont notamment fait traverser le nouveau pont Rion-Antirion au-dessus du golfe de Corinthe. Les porteurs ont été les membres de l'équipe de Grèce de football qui avaient remporté le championnat d'Europe des nations au Portugal en juin 2004. Le soir du 13 août, le dernier relayeur, celui qui a allumé devant 72 000 spectateurs, la flamme dessinée par Santiago Calatrava Valls, a été Níkos Kaklamanákis, vainqueur de la catégorie Mistral à Atlanta en 1996. Après son départ d'Olympie, la flamme olympique parcouru le voyage suivant :
[modifier] SécuritéC'est dans un environnement géopolitique mouvant que la préparation des Jeux s'est effectuée. En effet, avec les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis d'Amérique, puis ceux de Madrid, le 11 mars 2004, la sécurité a pris une part considérable dans l'organisation de l'événement. La peur d’une attaque terroriste fut également alimentée par plusieurs attentats à la bombe qui se sont produits en Grèce quelques semaines avant les Jeux [7]. Sans réelle connaissance de la menace terroriste internationale, les Grecs ont dû revoir tout leur dispositif aussi bien au niveau humain, budgétaire que technique, avec notamment une sécurisation accrue des infrastructures pendant et après les travaux. C’est ainsi que 1,2 milliard d’euros furent consacrés à la sécurité des athlètes, des médias et des spectateurs [8]. Près de 100 000 forces de l’ordre furent mobilisés à travers tout le pays et près de 1 000 caméras surveillèrent la cité athénienne. L’OTAN participa au dispositif en déployant des avions AWACS pour la sécurité de l’espace aérien, ainsi que sept navires de guerre et un sous-marin. Un dirigeable survola la ville d’Athènes durant tous les jeux. Toutes ces mesures portèrent leurs fruits puisque aucun incident grave ne fut déploré à l’issue de ces Jeux olympiques [9]. Plus anecdotique, le brésilien Vanderlei de Lima fut ceinturé par un déséquilibré et retardé pendant plusieurs secondes alors qu'il était en tête du marathon. L’agresseur fut immédiatement interpellé par la police. Après les Jeux, le ministre grec de l’Ordre public, Georges Voulgarakis, exprima son soulagement et déclara que la capacité de la Grèce à organiser les Jeux fut « largement sous-estimée »[10]. [modifier] Nations participantesTous les comités nationaux olympiques sont représentés aux Jeux d'Athènes, comme ce fut le cas en 1996. Trois nouveaux pays, les Kiribati, les Palaos et le Timor oriental participent pour la première fois aux Jeux olympiques. La Yougoslavie concourt sous les couleurs de la Serbie-et-Monténégro. Les États-Unis se présentent à Athènes avec le plus gros contingent de sportifs (536). 201 nations et 10 625 athlètes participent aux différentes compétitions. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||