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HypothyroïdieL'hypothyroïdie est une situation d'imprégnation insuffisante de l'organisme en hormones thyroïdiennes, le plus souvent à cause d'un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde. Classification internationnale des maladies: ICM10
[modifier] ÉpidémiologieCette maladie affecte plus souvent les femmes et les personnes âgées (femmes âgées de plus de 50 ans), les personnes qui ont des antécédents personnels ou familiaux de maladie de la thyroïde ou de maladie auto-immune (diabète de type 1, maladie coeliaque, etc.), les femmes qui ont enfanté au cours de l’année. Son incidence est de 0.3% chez la femme et sa prévalence est de près de 3% de la population[1]
[modifier] CausesLes causes sont multiples. La grande majorité est représentée par l'hypothyroïdie primaire, autrement dit un dysfonctionnement au niveau de la glande thyroïde même. L'hypothyroïdie secondaire est due à un dysfonctionnement de l'hypophyse qui secrète alors en quantité insuffisante la TSH ou hormone de stimulation de la thyroïde. Enfin, cas très rare, l'hypothyroïdie peut être due à une résistance périphérique aux hormones thyroïdiennes. A l’origine, l’hypothyroïdie était due essentiellement à une carence en iode. Depuis l’ajout de l’iode dans le sel de table, cette cause est devenue rare dans les pays industrialisés (mais reste fréquente dans les pays en voie de développement). [modifier] Hypothyroïdie primaire
[modifier] Hypothyroïdie secondaire
[modifier] Résistance périphérique aux hormones thyroïdiennes[modifier] SignesLes symptômes de l'hypothyroïdie découlent d'un ralentissement métabolique général : fatigue constante, frilosité, myxœdème, prise de poids limitée malgré un appétit stable voire diminué, diminution de la pilosité avec perte de cheveux ou cheveux devenant cassantes, claicissement des sourcils, sécheresse cutanée et/ou épaississement cutané, crampes musculaires ou fourmillement des extrémités. Il peut exister une constipation, une innapétence. une tendance à la dépression. L'examen clinique recherche une augmentation de la taille de la thyroïde qui peut être importante (goitre, un ralentissement de la fréquence cardiaque (bradycardie. [modifier] BiologieIl peut exister une hyperlipémie, plus rarement, une hypoglycémie. Le diagnostic repose sur le dosage de la TSH qui est augmentée dans les formes primaires (de loin les plus courantes). Le dosage des hormones thyroïdiennes montre des taux bas, mais peut être normal dans les formes débutantes. La recherche d'anticorps anti-peroxydase est utile afin de détecter un mécanisme auto-immun. [modifier] Imagerie
[modifier] Hypothyroïdie néonatalel'hypothyroidie congénitale est dépistée systématiquement à la naissance, ce qui permet d'éviter une affection autrefois dénommée crétinisme. [modifier] ComplicationsLes formes graves peuvent aller jusqu'à des troubles de la conscience, voire un coma, appelé « coma myxœdémateux ». L'hypothyroïdie peut également se complique d'une péricardite, d'épanchements pleuraux. L'hypothyroïdie, même fruste, semble être corrélée avec le risque de survenue de maladies cardio-vasculaires[2]. La correction de celle-ci n'entraîne cependant pas une modification du risque[3]. [modifier] TraitementLa plupart du temps, le traitement doit faire appel à une substitution journalière en hormones thyroïdiennes, par voie orale. Il s'agit d'une traitement à vie qui exige un suivi médical impliquant également un dosage annuel de la TSH. Le médicament le plus utilisé est la lévothyroxine qui doit être donnée à doses progressives chez le patient âgé ou porteur d'une maladie cardiaque. Il entraîne la normalisation du taux de TSH, mais qui peut être différée de plusieurs mois[1]. L'ajout d'iode dans le sel de cuisine est une mesure efficace pour prévenir la carence en iode, en particulier dans les pays en voie de développement. [modifier] Voir aussi[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
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