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Guinée
La Guinée, ou la République de Guinée pour les usages officiels, est un pays d’Afrique de l'Ouest. La Guinée est parfois appelée Guinée Conakry, du nom de sa capitale Conakry, pour la différencier de la Guinée-Bissau et de la Guinée équatoriale.
[modifier] GéographieLa Guinée se trouve sur la côte atlantique de l’Afrique de l'Ouest et est entourée de la Guinée-Bissau (386 km de frontières), du Sénégal (330 km), du Mali (858 km), de la Côte d'Ivoire (610 km) du Libéria (563 km) et de la Sierra Leone (652 km) et de l'océan Atlantique. On distingue quatre zones géographiques:
Ces quatre zones, parfois appelées "régions naturelles", ne correspondent pas aux régions administratives. [modifier] hydrographieDe nombreux fleuves, tels le Niger, le Sénégal, la Gambie trouvent leur source en Guinée, faisant de ce pays "le château d'eau" de l’Afrique de l'Ouest. [modifier] Géologie[modifier] Climat[modifier] Environnement[modifier] ressources naturellesCe pays contient d’importantes réserves naturelles de bauxite, de diamants, d'or, de fer et d'uranium. La Guinée est le deuxième producteur mondial de bauxite (brute) après l'Australie, mais avec la corruption, la fuites des capitaux et des cerveaux, la mauvaise gouvernance, et le manque d'infrastructures, le pays a du mal à profiter des bénéfices de l'exportation de la bauxite. [modifier] Histoire[modifier] Époque précolonialeLes Nalou et les Baga peuplent la région au VIIIe siècle. Du IXe siècle au XIe siècle, le royaume mandingue, vassal de l'Empire du Ghana, s'établit du haut Sénégal au haut Niger. Ils seront rejoints par les Jalonké d'origine mandée. Au XIIIe siècle, le légendaire Sundjata Keïta forme un immense empire ayant pour capitale Niani (aujourd'hui petit village guinéen). L'Empire du Mali décline au XVe siècle. Entretemps et jusqu'au XVIIIe siècle, les Peuls apportent l'Islam dans la région, repoussant les Soussous vers le littoral. C'est sur les côtes que les Soussous et d'autres ethnies nouent des liens avec les commercants européens, voulant se procurer esclaves, ivoire et malaguette. C'est le commerce triangulaire. Dans les années 1880, le Mandingue Samory Touré, à la tête d'une armée efficacement organisée et équipée d'armes modernes, prend le contrôle de l'intérieur du pays. Il est l'un des derniers héros de l'histoire précoloniale du pays. Né dans une famille de commerçants malinké, Samory Touré s’appuya d’abord sur des populations encore largement animistes pour combattre l’influence des chefs musulmans. Puis, changeant de stratégie, voulant islamiser de force des populations animistes dans les années 1880, il provoqua leur révolte et les combattit durement. Il assit son autorité sur le Toron, s’installa à Bissandougou et prit le titre de fama. Après avoir imposé sa loi et sa religion, Samory s’empara de Kankan, captura les chefs Séré Béréma et Saghadjigi, enrôla les vaincus dans son armée et se présenta en défenseur de l’Islam. Il prit le titre d’almamy en 1884 et s’opposa pendant sept longues années à la pénétration des troupes françaises avant d’être arrêté et exilé au Gabon. cf: Souvenirs de Guinée - JMF - Edilivre.com [modifier] ColonisationLa Basse Guinée, la zone cotière fut occupée au préalable par les portugais, qui furent évincés par l'armée francaise, parce que affaiblie par l'occupation de la Guinée Bissau. La Guinée est proclamée colonie française en 1891, indépendamment du Sénégal, auquel elle était précédemment rattachée. Cette nouvelle appellation remplace celle qu'elle portait, jusque- là: les Rivières du Sud. Samory Touré, relayé ensuite par les peuples de la forêt, mène une guerre organisée contre l'occupation française sur la côte et dans les massifs montagneux du sud-est avant d'être vaincu en 1898. La guerre qui oppose les français au Fouta-Djallon, à Porédaka, s'achève par la victoire des premiers. L'Almamy Bocar Biro Barry est assassiné près des bords du Bafing, à Kollen sur sa propre demande : une sous-préfecture à cheval entre Nyagara et Dabola. Il a choisi cette option pour ne pas être soumis ou réduit en vassal de la puissance colonisatrice. Ses guerriers s'éparpillent ou préfèrent se donner la mort à ses côtés. Les régions du Haut-Niger sont annexées l'année suivante. En 1901, la Guinée devient une partie intégrante de l'Afrique occidentale française (AOF), administrée par un gouvernorat général. [modifier] IndépendanceLors du référendum de septembre 1958, la Guinée est le seul pays d'Afrique francophone à rejeter la proposition du général de Gaulle concernant l'intégration des colonies de l'AOF au sein d'une Communauté française, ce qui entraîne une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France.[1] [modifier] La Guinée indépendanteLe pays accède à l'indépendance le 2 octobre 1958, un mardi à 10h et Ahmed Sékou Touré, en devient le président. Il s'allie à l'Union soviétique et met en place un régime socialiste à parti unique. Après la mort de Touré en 1984, le gouvernement intérimaire est rapidement renversé par Lansana Conté. Il introduit le multipartisme en 1993 et organise des élections, qui l'ont confirmé par deux fois à la présidence, en 1993 et en 1998. En décembre 2003, le chef de l'État, pourtant gravement malade, est réélu avec 95,6 % des suffrages face à un candidat issu d'un parti allié au président, les autres opposants ayant préféré ne pas participer à un scrutin joué d'avance. [modifier] Politique et administrationLa Guinée est une république avec comme chef de l'État le président, élu par le peuple pour un mandat de 5 initialement puis de 7 ans depuis la modification de la constitution en 2003, et le premier ministre qui est désigné par le chef de l'État. La fonction de président est occupée par Lansana Conté depuis le 5 avril 1984. Depuis l'instauration du multipartisme en avril 1992, une quarantaine de nouveaux partis ont été reconnus. Le pouvoir législatif est assuré par un parlement composé d'une seule chambre, l'Assemblée nationale, où siègent 114 députés élus par le peuple pour un mandat de 5 ans. [modifier] Cour suprêmeLa plus haute autorité judiciaire est la cour suprême qui dispose de trois chambres:
[modifier] Administration nationaleLa Guinée est subdivisée en 8 régions, 33 préfectures, 33 communes urbaines (chefs-lieux des préfectures) et 303 communautés rurales de développement. La capitale Conakry est divisée en 5 communes (Kaloum, Dixin, Matam, Ratoma et Matoto). [modifier] Démographie
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Les populations guinéennes ont presque été décimées par la traite commencée au XVIe siècle et menée au-delà de 1850, par la conquête coloniale française et les travaux forcés qu'elle a apportés. La deuxième guerre mondiale (1939-1945) a fragilisé la France colonisatrice et poussé celle-ci à abolir finalement les travaux forcés en 1945. Avec cette date commence l´essor démographique, la population doublant tous les 20 ans. La France ne pouvant tenir militairement toutes ces colonies en effervescence nationaliste, celle-ci lâche la Guinée en 1958. L´amélioration du niveau de vie après l´indépendance a augmenté l´espérance de vie. Cependant la misère et la dictature de Sékou Touré ont poussé de nombreux guinéens, notamment des élites, à émigrer vers les pays développés. Le taux de natalité est élevé. Le taux de sida est bien sûr inquiétant (1%) mais reste encore bien inférieur à d´autres pays africains (Afrique du Sud 12%, Mozambique 16%, Zimbabwe 23%). Enfin la population reste très jeune : 44% de moins de 15 ans. Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), la Guinée abritait près de 29,300 réfugiés et demandeurs d'asile à la fin de 2007, provenant surtout de la Libéria, de la Sierra Leone, et de la Côte d'Ivoire. En décembre 2007, 11,900 réfugiés vivaient dans un des trois camps, Lainé, Kouankan I et Kouankan II, et au moins 9,300 réfugiés vivaient dans des endroits urbains[2].
[modifier] TourismeUn pays très beau qui présente beaucoup de sites touristiques et heureusement ceux-ci restent encore très naturels du à un manque de moyens d'exploitation. [modifier] CultureQuelques personnalités guinéennes: [modifier] Musiciens
[modifier] Auteurs
[modifier] Universitaires
[modifier] Sportifs
[modifier] divers
[modifier] LanguesLe français est langue officielle. Les langues principales sont le poular en Moyenne-Guinée (Fouta-Djalon), le malinké en Haute-Guinée, le soussou et le baga en Guinée-Maritime, le manon, le kpelle, le toma, le kissi, le guerzé et le kono en Guinée-Forestière. [modifier] DiversPopulation : 9 788 000 habitants (estimation en janvier 2007). 0-14 ans: 44,4%; 15-64 ans: 52,4%; + 65 ans: 3,2% [modifier] CodesLa Guinée a pour codes :
[modifier] Notes et références
[modifier] Liens externes
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