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France Télécom
France Télécom (Euronext : FTE, NYSE : FTE) [1] est la principale entreprise française de télécommunications et la 71e entreprise mondiale. Elle emploie près de 191 000 personnes et sert près de 170 millions de clients dans le monde. Son Président Directeur Général (PDG) est actuellement Didier Lombard.
[modifier] L'entreprise aujourd'huiFrance Télécom développe et commercialise trois grandes familles de services sous la marque Orange :
Elle fond son avenir sur une stratégie de services convergents, dont Unik aura été la première manifestation la plus visible. [modifier] Les services résidentielsIls utilisent principalement la traditionnelle ligne fixe, éventuellement équipée en ADSL, et sont commercialisés sous les marques France Télécom ou Orange (49 millions de clients en téléphonie fixe, 12 millions en internet haut débit) :
France Télécom Orange a annoncé déployer un réseau de fibre optique FTTH dans plusieurs villes de France qui permettra de passer à la génération suivante de services résidentiels. [modifier] Les services personnelsIls utilisent principalement les réseaux mobiles de 2e et 3e générations et sont commercialisés sous la marque Orange (98 millions de clients).
[modifier] Les services aux entreprisesIls sont plus spécialement destinés aux activités professionnelles et sont principalement commercialisés sous la marque Orange Business Services :
[modifier] Les services 'publics'France Télécom possède et gère également :
Afin de s'assurer une politique de croissance durable, le groupe France Télécom élargit ses activités à la vente de contenus (musique, cinéma, téléchargement...), au e-commerce, à la publicité en ligne, aux solutions M2M, domotique, et de téléassistance aux malades. Elle développe également fortement le périmètre géographique de ses activités, en investissant massivement dans les pays dit émergents. Dans le domaine concurrentiel des télécommunications, France Télécom, à travers son plan NExT, a initié une politique commerciale et marketing de convergence (accès aux services depuis le téléphone fixe, mobile, internet ; facturation unique...). Politique qui tend à s'étendre à l'ensemble des opérateurs téléphoniques. [modifier] Historique[modifier] Les télécoms, service administratif de l'ÉtatSous la Révolution française, en 1792, le premier réseau de communication voit le jour pour permettre d'acheminer rapidement les informations dans un pays en guerre et peu sûr. Il s'agit du réseau de télégraphie optique de Chappe. Après l'invention du télégraphe électrique et ensuite du téléphone l'État Français crée en 1878 un ministère des Postes et Télégraphes, ce dernier annexe bientôt les services du téléphone, qui sont nationalisés en 1889. Pourtant ce n'est qu'en 1923, que le second « T » apparaît, le ministère des P & T devenant celui des PTT. En 1941, une Direction Générale des Télécommunications est créée au sein de ce ministère et en 1944 le CNET, Centre National d'Études des Télécommunications, a pour mission de développer l'industrie des télécommunications en France. Période 1950-1965 : Les abonnés au téléphone sont peu nombreux ! Qui ne se souvient de Balzac 001 ou Jean-Mineur... En fait, les P&T vendent leur numéro pour la somme de 10 000 Francs de l'époque. Dans les années 1970, la France met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur plusieurs autres nations avec le programme « delta LP » (accroissement des lignes principales). C'est à cette époque que fut construite la plus grande partie de la boucle locale. De plus, avec le concours des industriels français, sont mis au point par les ingénieurs et chercheurs du CNET, la commutation numérique, le minitel, la norme GSM. [modifier] Création de la société France TélécomPour répondre à une directive européenne de mise en concurrence des services publics, la Direction générale des télécommunications devient France Télécom le 1er janvier 1988. La loi du 2 juillet 1990 transforme France Télécom en un exploitant de droit public, dont Marcel Roulet est le premier Président ; elle est dotée d'une personnalité morale distincte de l'État et, acquiert une autonomie financière. Auparavant, le budget des Télécommunications était inscrit au sein du budget annexe des PTT voté chaque année par l'Assemblée nationale. En septembre 1995, Michel Bon est nommé à la tête du Groupe France Télécom. Pour préparer l'ouverture à la concurrence au 1er janvier 1998, une loi est votée en juillet 1996 transformant l'exploitant public en société anonyme dont l'État français est le seul actionnaire. [modifier] Les années follesEn 1997, le capital de la nouvelle société anonyme a été ouvert avec succès dans le cadre d'une bourse euphorique due au phénomène de la bulle Internet, une seconde ouverture eut lieu en 1998. Partie en retard dans le train de l'internationalisation lancé par des concurrents internationaux tels Vodafone, France Télécom se met à chercher des cibles au plus fort de la valorisation des années de la bulle Internet. Ceci d'autant plus que son alliance avec Deutsche Telekom a éclaté lorsque cette dernière a annoncé un projet de rapprochement avec Telecom Italia sans avertir les français. Le groupe a racheté la grande majorité d'Orange plc en 2000 et l'intégralité en 2003 ; ensuite il l'a fusionné avec ses activités mobiles (Itinéris, OLA, Mobicarte) en une filiale nommée Orange. FT a également procédé à de nombreuses autres acquisitions de sociétés (revendues pour certaines) dans le monde devenant le quatrième opérateur de la planète par sa taille (GlobalOne, Equant, Internet Telecom, Freeserve, EresMas, participation dans Wind, NTL, Mobilcom...) [modifier] Les années noiresÀ la suite de changement de qualification d'une partie de la dette de "long terme" à "court terme" en vue d'obtenir un meilleur taux d'intérêt, les actionnaires s'aperçoivent que, de 2002 à 2005, France Télécom doit rembourser chaque année entre cinq et quinze milliards d'Euros de dette. Le cours de l'action s'effondre à 6,94 Euros le 30 septembre 2002, alors qu'il était à 219 Euros le 2 mars 2000. Le 2 octobre 2002, le président-directeur général est Thierry Breton. Il a été appelé pour redresser l'entreprise qui est à ce moment là, la deuxième entreprise la plus endettée du monde (en terme de dette à court terme). Il a obtenu quinze milliards de réaménagement de la dette à prendre en charge par les banques et les investisseurs, quinze milliards d'augmentation de capital réclamés à l'État alors actionnaire majoritaire, et quinze milliards de trésorerie à dégager grâce à des économies en interne. Nommé au gouvernement, il démissionne de France Télécom fin février 2005. Les fusions opérées en mars 2004 par France Télécom avec sa filiale de téléphonie mobile Orange, achetée au prix fort lors de la Bulle Internet de 2000, et avec sa filiale spécialisée dans l’accès à Internet Wanadoo, rebaptisée Orange, ont amené Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), à écrire à l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour souligner qu’une action Wanadoo valait 19 euros au moment de son introduction en Bourse au printemps 2000, et que France Télécom en a proposé 8,86 euros, seulement 4 ans plus tard[2]. [modifier] La période actuelleEn septembre 2004, l'État français cède une partie de ses actions pour passer en-dessous de la barre des 50 %. France Télécom devient une entreprise privée. Cent-quinze ans après sa nationalisation, le téléphone redevient privé en France. Le 27 juillet 2005, France Télécom annonce le rachat de 80 % de l'opérateur de téléphonie mobile Amena, détenteur de 24 % de parts de marché en Espagne, pour la somme de 6,4 milliards d'euros dont trois par augmentation de capital. France Télécom a aussi annoncé le déploiement du plan NExT dont l'objectif est de fournir à ses clients, de façon intégrée, l'ensemble des services de télécommunications dont ils ont besoin. Le plan NExT est le plan de redressement de la société France Télécom qui vise entre autre à réduire les coûts de la société, à mener une politique de produits et services convergents, et à regrouper toutes les enseignes du groupe sous une marque unique, (Orange), sauf pour les activités téléphonies fixes qui restent sous la dénomination France Télécom. Ceci entraine donc la disparition de nombreuses marques (Wanadoo, Equant, …) Selon la société Dataxis, France Télécom serait en 2005 le deuxième opérateur ADSL mondial derrière China Telecom et devant l'américain SBC Communications. Il serait le premier opérateur ADSL européen. Depuis le 1er juin 2006, France Télécom commercialise l'ensemble de ses produits dans le monde sous la seule marque commerciale Orange. Le logo (esperluette) de la marque France Télécom est devenu plus arrondi, la charte (couleur et police) a été modifiée. En juin 2007, l'État français cède à nouveau 5 % de sa participation dans France Télécom. La participation publique (État Français et ERAP) est portée à 27 %. À cette même date, France Télécom revend Orange Pays Bas et acquiert le fournisseur d'accès espagnol Ya, ainsi que l'opérateur mobile autrichien One. En mars 2008, les médias prêtent à France Télécom l'intention de racheter la société scandinave TeliaSonera [3] Le nouvel ensemble deviendrait le premier opérateur européen. [modifier] Ouverture à la concurrenceLa transformation de son métier de fournisseur de services publics en situation de monopole à celui de prestataire de services aux consommateurs sur un marché concurrentiel s'est faite progressivement et avec certaines difficultés. Depuis 1998 le marché des télécommunications est en concurrence totale en France conformément aux directives européennes. Toutefois, le coût de l'installation d'une infrastructure de desserte des abonnés étant très élevé, la concurrence n'a pas choisi en dehors du câble et de la fibre de construire sa propre infrastructure de terminaison. Par conséquent, l'ouverture de son marché a reposé en partie sur la mise de son infrastructure à la disposition de ses propres concurrents. Autrement dit, France Télécom a été conduit à laisser ses concurrents utiliser son réseau pour leur permettre de lui prendre ses clients, et a offrir des offres d'accès à ses infrastructures (offres de gros, dégroupage, ...) La contrainte a été pour l'essentiel législative et réglementaire. Le système reposait et repose encore sur l'imposition d'une règle par l'État français ou l'Union européenne. Des encadrements économiques lourds ont été mis en place par le réglementeur (validation des tarifs d'interconnexion, validation des offres tarifaires proposées par France Télécom pour s'assurer que la société ne bénéficie pas d'avantage lié à sa position dominante sur le marché). Un contrôle du strict respect de la règle (entre autre par dénonciation des concurrents) est en place et a conduit France Télécom a être condamnée à plusieurs reprises à de lourdes amendes pour entrave à la libre concurrence. Dans le cadre de cette réglementation visant à permettre l'essor d'une forte concurrence sur les marchés des télécommunications de l'ensemble des pays européens, la France est le pays où l'ADSL s'est développé le plus rapidement avec un marché très concurrentiel et des tarifs très bas en comparaison avec nos voisins européens. [modifier] ActionnairesFrance Télécom est une Société Anonyme dont le capital de 10 457 395 644 Euros (au 31 décembre 2007) est réparti de la façon suivante :
[modifier] Filiales et participationsPrincipales filiales et participations du groupe France Télécom :
[modifier] Cessions d'actifsFrance Télécom a procédé à de nombreuses cessions d'actifs jugés non stratégiques depuis l'année 2003 :
[modifier] Recherche & développement[modifier] Direction du groupeDirecteurs généraux des Télécommunications :
Après la réforme de 1990, Présidents du Groupe :
[modifier] Organisation du groupe[modifier] Divisions commerciales et métiersLe groupe est organisé autour de divisions opérationnelles (découpages géographiques), de secteurs d'activités et divisions/fonctions métiers (activités et fonctions support pour le groupe)
[modifier] Comité de Direction Générale (juillet 2006)[4]
[modifier] Conseil d'administration (mars 2006)[5]Administrateurs élus par l'Assemblée Générale :
Administrateurs représentant l'État :
Administrateurs représentant les membres du personnel : Administrateur représentant les membres du personnel actionnaires : Représentant du Comité Central d'Entreprise : [modifier] Réorganisations de la partie opérationnelle de France TélécomEn 1980, deux types de directions existent en France : les directions régionales et les directions opérationnelles (DOT) qui sont sous la coupe des premières et supervisent un département. Toutes ces directions dépendent de la Direction générale des télécommunications (DGT). Les établissements opérationnels sont organisés selon le schéma "CCL/Agence/CPE/" qui va persister une quinzaine d'années. Ce schéma correspond à une vision du cycle de vie de la ligne téléphonique : création en CCL, vente en agence, service après-vente et comptage en CPE. Chacun de ces établissements comprend environ cent-cinquante personnes. À cela s'ajoute des fonctions en back-office : renseignements téléphoniques, centre de facturation. En 1984, se rajoutent les délégations de zone, échelon intermédiaire entre les directions régionales et la DGT. Ces délégations de zones sont cependant supprimées au bout d'un an d'existence environ. Vers 1987, l'informatisation supprime environ un tiers des postes de travail en back-office. Les personnels ainsi libérés sont affectés aux agences commerciales ou à de nouvelles fonctions (vendeurs) pour vendre des abonnements téléphoniques, des terminaux ou des fax. L'introduction de la TVA et de la première libéralisation, celle des services à valeur ajoutés pour laquelle il n'y aura jamais de concurrents à se déclarer. En 1992, France Télécom doit mener deux réformes de front. La réforme des classifications remplace sept-cents grades de fonctionnaires par quatre classes et trois niveaux dans chaque classe. Cela engendre une certaine grogne même si la masse salariale augmentera largement plus que ce qui était anticipé. Les directions régionales sont supprimées, les deux à trois-milles personnes qui y travaillaient sont reversées dans des Organismes nationaux de soutien (ONS). En 1998, la quasi-totalité de ces ONS est supprimée. Une nouvelle réorganisation, en 1995, structure l'entreprise selon trois marchés (résidentiel, petits professionnels et grandes entreprises) pour faire face aux besoins croissants des différents clients, et l'arrivée de la concurrence (SFR). L'organisation est désormais conçue autour des usages des clients et non plus des produits. Les personnels sont donc réaffectés avec changement de métier. En 2000, le marché "petits professionnels", créé en 1995, est supprimé. Il ne semble pas avoir eu de motivation commerciale, organisationnelle ou économique à cette restructuration. Des établissements techniques de taille régionales sont créés. Les agences sont réorganisées doublement sous l'angle géographique (doublement de la surface). 1998 voit le début de la généralisation des intranets au sein de l'entreprise, ainsi que l'explosion d'internet et des offres dans ce domaine. France Télécom fonde Wanadoo et rachète plus d'une centaine de sociétés. En 2003, les agences sont divisées en deux spécialités (agences spécialisées dans la vente à distance et les agences spécialisées en vente physique). Les tailles géographiques doublent aussi (et le nombre d'agences est divisé par deux). En 2006 les directions régionales sont réduites à la relation institutionnelle régionale avec un effectif divisé approximativement par dix. Le pouvoir d'organisation de l'activité opérationnelle de l'entreprise est transféré aux directions territoriales. Il y a deux fois moins de directions territoriales que de directions régionales. La taille des établissements gérés par les DT atteint couramment mille personnes. [modifier] Les effectifsLes effectifs passent de 140 000 personnes en 1993 à moins de 190 000 personnes en 2007 après un pic à 220 000 en 2001. 106 000 employés (56 %) sont en France, 16 % en Pologne, 12 % au Royaume Uni, 2 % en Espagne. [modifier] Une modification progressiveLes 140 000 personnes en 1993 sont essentiellement des fonctionnaires français. Il reste moins de 80 000 fonctionnaires en 2006. Les personnes qui ne sont pas sous statut de fonctionnaire, sont en CDI dans le droit de leur pays. La moitié du personnel travaille hors de France. Le turn over est plus important à compter de 2005. Il s'agit de mouvements entrant d'ingénieurs confirmés qui sont séduits par la relative stabilité de FT par rapport aux SSII. Les départs existent, soit par un système de préretraite pour les fonctionnaires, soit vers des sociétés de haute technologie. Les mouvements internes sont nombreux. [modifier] Les métiersLes fonctions sont :
[modifier] Les rémunérationsEn 2006, selon le bilan social officiel de l'entreprise, environ trois employés sur quatre ont perçu une rémunération brute comprise entre 2 150 et 4 150 Euros par mois[6]. La rémunération mensuelle moyenne brute est 2924 Euros. [modifier] Données financières
La période d'expansion euphorique tous azimuts de la fin du XXe siècle connut le revers de la médaille en 2002. France Télécom fut obligée d'afficher pour la première fois depuis plusieurs décennies un déficit abyssal suite à des investissements hasardeux à l'étranger en vue d'en faire un groupe de taille européenne en préparation de l'ouverture à la concurrence. L'endettement financier net de France Télécom au 31 décembre 2007, en normes IFRS s'élève à 38 milliards d'euros, soit un ratio dette nette sur marge brute opérationnelle juste inférieur à 2. Un dividende de 1,30 euro par action au titre de l’exercice 2007 sera payé le 3 juin 2008. [modifier] Notes et références
[modifier] Voir aussiTélécommunications | Services publics | Droit des télécommunications | Répartiteur | Boucle locale | GSM | carte à puce | Audiotel | satellite [modifier] Liens externes
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