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Encyclopédie
Page de couverture de l'Encyclopédie de d'Alembert et Diderot (grand format), publié entre 1751 et 1772
Une encyclopédie est un document dont le but est d'exposer des connaissances.
[modifier] ÉtymologieLe terme encyclopédie provient de encyclopædia, latinisation de la Renaissance (XVIe siècle) de l'expression grecque de Plutarque enkuklios paideia (εγκύκλιος παιδεία), littéralement « le cercle des connaissances » (enkuklios : circulaire ou global et paideia : éducation), [modifier] Objet et contenuL'objet et le contenu d'une encyclopédie sont pour l'essentiel donnés par la définition même du mot : le tour complet des connaissances[1]. [modifier] Quelques encyclopédies historiquesSi le concept d'encyclopédie n'apparaît véritablement qu'au XVIIe siècle en Europe, plusieurs ouvrages « s'efforcent de rassembler l'ensemble des connaissances humaines » dès l'Antiquité et tout au long du Moyen Âge. [modifier] L'encyclopédie de Vincent de Beauvais (XIIIe siècle)Vincent de Beauvais écrivit une encyclopédie, le Speculum Majus, grande compilation de la connaissance du Moyen Âge. Elle intégrait notamment les connaissances géographiques telles qu'on les connaissait au milieu du XIIIe siècle, à partir des auteurs grecs, latins, arabes et hébraïques. Le Speculum Majus est constitué de trois parties, abondamment rééditées jusqu'à la Renaissance,
[modifier] Al-Muqaddima de Ibn Khaldoun (XIVe siècle)Les Muqaddima, ou Al-Muqaddima (Introduction à l'histoire universelle), sont une œuvre d'Ibn Khaldoun écrite en 1377 et à caractère encyclopédique qui englobe l'ensemble des connaissances du XIVe siècle à partir des sources écrites grecques, byzantines et musulmanes. Elle aborde la géographie, la philosophie, l'histoire, l'économie, la sociologie, la politique, l'urbanisme, la médecine et même le développement durable. Son principe de regrouper, dans un seul document, plusieurs disciplines scientifiques servit de modèle à l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert, lesquels ont également repris une partie de son articulation. Bien qu'incomplète et moins étendue, Al-Muqaddima peut être considérée comme l'ancêtre de L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. [modifier] L'Encyclopédie de Diderot et d'AlembertL'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers en trente-cinq volumes a été publiée de 1751 à 1772, sous la direction de Denis Diderot, par André Le Breton, associé à Briasson, David et Laurent Durand. Voltaire, Montesquieu et Rousseau ont participé aux ouvrages. [modifier] Les encyclopédies de grandes maisons d'éditionAu XXième siècle, les grandes maisons d'édition de livres culturels ont édité des encyclopédies. En édition francophone, le Grand Larousse encyclopédique est l'une des plus renommées. [modifier] WikipédiaLancée au commencement d'internet, Wikipédia est une encyclopédie en ligne. En 2008, elle est l'un des sites web les plus visités au monde. [modifier] Les différents formats
[modifier] Encyclopédies sur papierIl existe sur le marché une trentaine d'encyclopédies sur papier. Le nombre de pages peut énormément varier, ainsi que la présentation des savoirs : ainsi, si la plupart des encyclopédies proposent des articles anonymement présentés, Universalis, par exemple, demande à ses rédacteurs de signer leurs articles — ce qui ne fait pas d'Universalis une encyclopédie meilleure ; il s'agit simplement de montrer ici une des problématiques de l'encyclopédie : celle des sources. On distingue traditionnellement les encyclopédies alphabétiques des encyclopédies "thématiques" ou "méthodiques" quant à leur mode de classement (classement par matière ou domaine, comme l'Encyclopdie française de L. Febvre et Anatole de Monzie, ou les encyclopédies Quillet). Il existe par ailleurs des encyclopédies spécialisées. Parmi les encyclopédies généralistes en papier, on trouve notamment : Parmi les encyclopédies spécialisées, on trouve :
[modifier] Encyclopédies sur cd-rom
[modifier] Encyclopédies sur le Web[modifier] Citations« Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre, d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous. » Denis Diderot (Extrait de l’Encyclopédie) « Nous avons senti, avec l'auteur anglais, que le premier pas que nous avions à faire vers l'exécution raisonnée et bien entendue d'une Encyclopédie, c'était de former un arbre généalogique de toutes les sciences et de tous les arts, qui marquât l'origine de chaque branche de nos connaissances, les liaisons qu'elles ont entre elles et avec la tige commune, et qui nous servit à rappeler les différents articles à leurs chefs. Ce n'était pas une chose facile. Il s'agissait de renfermer en une page le canevas d'un ouvrage qui ne se peut exécuter qu'en plusieurs volumes in-folio, et qui doit contenir un jour toutes les connaissances des hommes. » Denis Diderot (Extrait du Prospectus relatif à L'Encyclopédie, 1750) « C'est de nos facultés que nous avons déduit nos connaissances; l'histoire nous est venue de la mémoire; la philosophie, de la raison; et la poésie, de l'imagination: distribution féconde à laquelle la théologie même se prête; car dans cette science les faits sont de l'histoire, et se rapportent à la mémoire, sans même en excepter les prophéties, qui ne sont qu'une espèce d'histoire où le récit a précédé l'événement : les mystères, les dogmes et les préceptes sont de philosophie éternelle et de raison divine; et les paraboles, sorte de poésie allégorique, sont d'imagination inspirée. Aussitôt nous avons vu nos connaissances découler les unes des autres; l'histoire s'est distribuée en ecclésiastique, civile, naturelle, littéraire, etc. La philosophie, en science de Dieu, de l'homme, de la nature, etc. La poésie, en narrative, dramatique, allégorique, etc. De là, théologie, histoire naturelle, physique, métaphysique, mathématique, etc.; météorologie, hydrologie, etc.; mécanique, astronomie, optique, etc.; en un mot, une multitude innombrable de rameaux et de branches, dont la science des axiomes ou des propositions évidentes par elles-mêmes doit être regardée, dans l'ordre synthétique, comme le tronc commun. » Denis Diderot (Extrait du Prospectus relatif à L'Encyclopédie, 1750) [modifier] Bibliographie
[modifier] Liens externes[modifier] Notes et références
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