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CrimeLe terme crime provient du latin crimen, qui signifie en latin classique « l'accusation » ou le « chef d'accusation » puis, en bas latin, « faute » ou « souillure ». Un crime est cependant défini différemment selon les juridictions.
[modifier] Juridictions de common law[modifier] Définition du crimeGénéralement, une infraction est considérée être un crime si elle porte atteinte au bien-être collectif de la société ou si elle déroge significativement des normes socio-culturelles qui dictent la conduite normale d'une personne. Toutefois, les tribunaux sont appelés à rédiger une définition générale par voie d'arrêts afin de créer un cadre légal qui permet de catégoriser les infractions qui peuvent être considérées comme des crimes. Par ailleurs, sans porter atteinte à la disposition législative même, les tribunaux peuvent décréter qu'une infraction donnée ne constitue pas un crime, mais plutôt une infraction mineure, et que la procédure et les sanctions applicables doivent donc être adaptées en conséquence. D'autre part, la mise en application des lois criminelles peut parfois s'avérer difficile dans certaines situations étant donné la fréquence des changements (économiques, sociaux, culturels et psychologiques) et la rapidité d'exécution des autorités. Dans les systèmes juridiques de la common law, un individu ne devient criminel que lorsque les deux éléments fondamentaux constituant le crime sont réunis, à savoir l'acte coupable (actus reus) et l'intention coupable (mens rea). Le principe de la responsabilité criminelle d'un individu se résume par la phrase latine : « Actus non facit reum nisi mens sit rea » qui signifie que l'acte ne rend pas un individu criminel à moins d'une intention coupable. Par conséquent, la responsabilité criminelle d'une personne n'est révélée que s'il existe une intention de commettre l'acte coupable. Toute forme d'intention est par ailleurs pertinente pour former une mens rea et peut même, pour certaines infractions, se définir par exemple comme une insouciance déréglée ou une témérité quelconque. En règle générale, un individu ne pourrait donc, par exemple, être déclaré coupable d'un homicide involontaire puisque le caractère involontaire de l'acte empêche la formation de l'intention coupable. Cependant, un meurtre peut être considéré comme un homicide involontaire coupable dans la situation où l'acte est commis par suite d'un accès de colère causé par une provocation soudaine. Bien que l'intention de commettre l'acte n'est pas présente avant la perpétration du crime, il est généralement reconnu que, dans ces circonstances, l'intention s'est formée à l'instant même où celui-ci a été commis et que par conséquent, l’actus reus et la mens rea sont réunis au moment où l'acte est commis envers la victime. Comme une intention doit obligatoirement être rattachée à un acte pour qu'un individu soit criminel, l'accusé déclaré coupable, à tort, n'est pas criminel. Il est cependant réputé l'être jusqu'à ce que l'erreur juridique soit découverte. À l'inverse, un individu est criminel s'il a commis un acte coupable avec une intention, et ce, même s'il n'est pas découvert. [modifier] Catégories de crimesLe crime est généralement divisé en six catégories distinctes : les crimes avec usage de la force, les crimes contre la propriété, les crimes contre l'ordre public, les crimes contre l'État, les crimes contre la justice et les crimes non parfaits.
D'autre part, les crimes sont catégorisés en infractions mala in se (traduction littérale signifiant « mal en soi ») et en infractions mala prohibita (traduction littérale signifiant « mal interdit »). Les infractions criminelles mala in se sont des crimes qui sont généralement reconnus comme tel dans toute une juridiction, tels que le meurtre ou l'enlèvement. Alors que les infractions criminelles mala prohibita sont des crimes qui varient d'un endroit à l'autre à l'intérieur d'une même juridiction. Par exemple, au Canada, les lois criminelles sont de juridiction fédérale. Toutefois, en matière d'inconduite ou d'acte contraire aux bonnes moeurs, un comportement donné ne sera pas nécessairement considéré comme une infraction criminelle dans toute la juridiction étant donné les différences de normes socio-culturelles d'une région ou d'une province à l'autre. [modifier] Catégories d'infractionsDans les juridictions de common law (ex.: Canada, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande, Royaume-Uni, Inde), les infractions criminelles sont classifiées en deux catégories distinctes : l’acte criminel (indictable offence), qui constitue l'infraction dont le degré de gravité est le plus élevée, et l'infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire (summary offence). De plus, certaines juridictions acceptent des infractions mixtes (hybrid offence), c'est-à-dire des infractions criminelles pour lesquelles la procédure peut être adaptée à la discrétion d'un procureur, ou d'un tribunal, et qui peuvent donc être traitées comme des actes criminels ou des infractions punissables sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire. Bien que la procédure de mise en accusation (indictment) pour l'acte criminel ainsi que la voie sommaire soit similaires dans tous les cas, les termes « felony » (félonie) et « misdemeanor » (méfait) sont toutefois encore utilisés aux États-Unis pour définir, respectivement, les deux types d'infractions criminelles. Dans les situations qui ne constituent pas des infractions criminelles au sens strict du terme, ces dernières seront distinguées des infractions mineures (infraction ou petty offence). Celles-ci seront sanctionnées par voie de brefs (writ), à savoir par des contraventions directes (summons, ou communément ticket) ou des citations à comparaître (subpoena), selon l'infraction. Les peines infligées pour des infractions mineures peuvent variées de l'emprisonnement aux dommages-intérêts, mais sont généralement moins importantes que celles des infractions criminelles. [modifier] En droit pénal françaisLe crime, au sens pénal du terme, est une classification d'infractions qui se distingue du délit et de la contravention par le degré d'attribution de l'infraction commise (tel un meurtre, un assassinat ou un viol) . En effet, le crime (à ne pas confondre avec le "meurtre" puisqu'il ne s'agit pas ici d'une appellation de l'infraction elle-même mais d'une qualification de son degré de gravité) se détermine par sa sanction, et plus précisément par la peine encourue (peine d'emprisonnement supérieure à dix ans de réclusion criminelle), et par le montant de l'amende infligée (qui doit être supérieur à 3000 euros). L'auteur d'un crime est jugé en cour d'assises. Dans le code pénal français, aux crimes correspond la réclusion criminelle et aux délits correspond la peine d'emprisonnement. Les peines d'emprisonnement délictuelles maximales sont de dix ans, au-delà, on les appellent réclusion criminelle. Des actes comme l'homicide, le viol, le trafic de drogues, ou encore récemment le clonage, sont considérés comme des crimes en France. L'avortement a longtemps été considéré comme un crime en France, comme à partir de 1920. Cependant, l'avortement a été correctionnalisé en 1923, parce que les Cours d'Assise acquittaient souvent les accusés. [modifier] Le crime en sociologieD'un point de vue sociologique le crime ne se définit pas intrinsèquement comme un acte. Un crime ce n'est pas l'acte en lui-même, on ne devient pas criminel parce qu'on commet un acte conçu comme un crime par la loi. En effet l'"accusé à tort" rentre dans la catégorie des criminels. Le coupable non découvert n'est pas un criminel. La sociologie du crime met les normes au centre de son analyse, mais ne se contente pas d'être une sociologie de la déviance car elle tient compte de la spécificité de la norme pénale et donc de la peine. La sociologie du crime s'articule autour d'un triptyque théorique, elle étudie :
Il est difficile de faire une véritable sociologie du crime sans passer par ce triptyque. [modifier] Voir aussi[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
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