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Cinéma acadien
Le cinéma acadien est le cinéma qui est produit par les Acadiens, principalement au Canada. Les Acadiens forment une minorité francophone dans les provinces Maritimes anglophones.
[modifier] Histoire[modifier] OriginesLe premier film produit au Canada fut Evangeline, en 1913, inspiré du poème Evangéline, de Henry Wadsworth Longfellow, et ayant pour thème la déportation des Acadiens. Le cinéma acadien à proprement parler est apparu dans les années 1950, lorsque Léonard Forest commença à travailler pour l'Office national du film. Toute au long de sa carrière de 30 ans en tant que scénariste, réalisateur et producteur, Léonard Laforest travailla sur 150 films, où il fit souvent incursion dans l'univers acadien avec des films comme Les Aboiteaux (1955), Les Acadiens de la Dispersion (1967), La Noce est pas finie (1971) et Un soleil pas comme ailleurs (1972). La Noce est pas finie est de plus le premier long métrage réalisé par un acadien. Forest est aussi l'instigateur du Studio Acadie du Programme français de l'ONF, qui ouvre ses portes à Moncton en 1974. Respectant son mandat de « donner aux Acadiens et au reste du monde une interprétation de l'Acadie par des Acadiens », le studio a produit plus de 70 films et en a coproduit une vingtaine avec des producteurs de la région, la plupart étant des documentaires[1]. Paul-Eugène LeBlanc, de Memramcook, fut le premier producteur engagé, en 1974, par le Centre de production de Moncton. Lui succèdent Rhéal Drisdelle (1980-1981), Eric Michel (1982-1986), Michel Lemieux (1988-1991) et Pierre Bernier (nommé en 1991). Des 20 Acadiens qui ont tourné des films avec les producteurs du Studio documentaire Acadie (anciennement le Centre de production de Moncton), seul un petit nombre d'entre eux ont fait du cinéma. Parmi ceux qui n'ont pas choisi cette voie se trouvent Anna Girouard, Claude Renaud et Serge Morin, qui ont toutefois contribué à définir le cinéma acadien, avec des films comme Abandonnée (1976), La Confession (1978), et De l'autre côté de la glace (1983). [modifier] La relèvePhil Comeau, de Saulnierville, a réalisé plus de 27 documentaires et 10 docudrames pour l'ONF, dont La Cabane (1978), où des adolescents affrontent l'autorité parentale dans un village acadien conservateur de Nouvelle-Écosse, et Les Gossipeuses/The Gossips (1978), une comédie sur les frasques de trois commères dans un petit village. Son premier long métrage, Le Secret de Jérôme (1994), est basé sur l'histoire vraie d'un Corse qu'on trouve les deux jambes coupées, sur une plage de la partie francophone de la Nouvelle-Écosse. L'artiste multidisciplinaire Herménégilde Chiasson, cofondateur des Productions Phare-Est à Moncton et actuel lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Herménégilde Chiasson (né à Saint-Simon), commença sa carrière de cinéaste en 1985. Il réalisa plus d'une dizaine de films, dont les plus connus sont Le Grand Jack/Jack Kerouac's Road - A Franco-American Odyssey (1987), un docudrame inspiré de la vie de Jack Kerouac, Robichaud (1989), un documentaire sur le règne politique de Louis J. Robichaud, et Les Années Noires (1995), un docudrame racontant les événements politiques, économiques et sociaux qui ont mené à la déportation des Acadiens en 1755. Rodolphe Caron, de Lac-Baker, fut cadreur pour 11 films avant de devenir réalisateur de trois documentaires avec l'ONF. Il fut également cofodateur, à Edmundston, de Cinémarévie Coop Ltée, la seule coopérative de production cinématographique acadienne. Le but fixé par cette coopérative est de former des cinéastes et des équipes de production dans le Madawaska, où la population se considère autant brayonne, acadienne que canadienne-française. Caron y réalisa deux autres documentaires, Le cœur (1994), portant sur un groupe de bénévoles apportant du réconfort aux patients et aux malades en phase terminale de l'hôpital régional d'Edmundston, et Le Champion (1996), sur Hermel Volpé, champion de tir à l'arc aussi originaire du Comté de Madawaska. Écrivain et membre cofondateur, dans les années 70, du groupe Beausoleil-Broussard, Jacques Savoie naît à Edmundston (Nouveau-Brunswick). Il réalise son premier film en 1982: Massabielle, tiré de son roman Raconte-moi Massabielle. Ce film raconte l'histoire de Pacifique Haché, exproprié de sa terre et qui refuse de partir. Il rencontre une jolie femme, avec laquelle il trouve la solution pour se sortir de sa fâcheuse situation. Son histoire ressemble à celle de Jackie Vautour et des familles qui ont été expropriées pour permettre la création du parc national de Kouchibouguac. Savoie a écrit les scénarios des films Les Portes tournantes (1988), réalisé par Francis Mankiewicz, et Le Violon d'Arthur (1990), réalisé par Jean-Pierre Gariépy, et une fiction pour la télévision, Bombardier. Cofondatrice des productions Phare-Est Inc., Ginette Pellerin est originaire du Québec. Depuis son arrivée à Moncton en 1975, elle se dévoue entièrement à la production cinématographique. Elle travaille d'abord comme assistante, puis réalise ensuite trois films avec l'ONF, dont : L'Âme soeur (1991), un documentaire sur la vie et les réalisations de religieuses de la communauté des Hospitalières de Saint-Joseph et Évangéline en quête (1996), un docudrame explorant les aspects mythiques et réels de l'héroïne de Henry Wadsworth Longfellow, Évangéline. Originaire de Charlo, Bettie Arseneault fut, quant à elle, assistante réalisatrice de différentes productions cinématographiques et télévisuelles. Elle réalisa ensuite deux films avec l'ONF : Bateau bleu, maison verte (1985), un documentaire sur les habitations et les embarcations très colorées de l'Acadie et De retour pour de bon (1994), un documentaire sur le retour chez eux d'Acadiens ayant vécu plusieurs années à Montréal. Pour sa part, la dessinatrice-scénariste, dessinatrice-caricaturiste et animatrice Anne-Marie Sirois, originaire du comté de Madawaska, réalisa deux films d'animation pour l'ONF et deux autres pour Cinémarévie Film Coop. Son premier film, intitulé Maille Maille/Stitches in Time (1987), met en scène deux femmes âgées qui se racontent leurs souvenirs en tricotant. Puis, dans le film Animastress (1994), la réalisatrice présente des êtres humains qui ont « absorbé » le stress imposé aux poulets destinés à l'alimentation humaine. Claudette Lajoie, originaire de Grand-Sault, fut recherchiste pour des productions réalisées en vidéo et réalisatrice et intervieweuse à Télé-Public, une chaîne communautaire desservant le Nord-Est du Nouveau-Brunswick. Elle réalisa ensuite quatre documentaires pour l'ONF. Son premier documentaire, Une sagesse ordinaire (1983), présente la sage-femme Edith Pinet, de Paquetville. Quant au film intitulé Les Femmes aux filets (1987), il raconte la vie de travailleuses dans des usines de transformation du poisson dans la Péninsule acadienne. Robert Award, de Kedgwick, fit ses débuts en 1974 comme animateur. Il poursuivra sa carrière en réalisant sept films avec l'ONF. Le personnage principal de son premier film, une satire intitulée Truck, un genre de steampunk, explique de quelle manière se serait déroulé l'histoire de l'Acadie si on avait inventé le camion en 1755. Son film intitulé The Bronswik Affair/L'Affaire Bronswik (1978) est une comédie sur l'influence de la publicité sur les gens. Quant à Automania (1994), c'est une comédie sur un homme obsédé qui veut absolument se rendre à son travail dans son auto. Parmi la relève figurent Renée Blanchar, de Caraquet, dont le troisième film, intitulé Vocation Ménagère (1996), raconte la vie de ménagères au service de prêtres catholiques. Il y a aussi Monique LeBlanc, de Bouctouche, dont le premier film, The Acadian Connection/Le Lien acadien (1995), jette un regard affectueux sur les membres de la famille LeBlanc, dispersés partout en Amérique du Nord mais conservant tout de même des liens étroits avec leur héritage acadien. Mentionnons aussi Christien LeBlanc, de Moncton, qui a produit des films expérimentaux avec son associé Paul Boss. [modifier] Festival[modifier] Liste de cinéastes acadiens
[modifier] Liste de films Acadiens[modifier] Voir aussi[modifier] Bibliographie[modifier] Articles connexes[modifier] Liens et documents externes
[modifier] Notes et références
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