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Christiane Taubira
Christiane Taubira-Delannon est une femme politique française, née le 2 février 1952 à Cayenne (Guyane). Elle est présidente de son parti Walwari (« éventail » en amérindien) et membre du Parti radical de gauche.
[modifier] BiographieChristiane Taubira est née le 2 février 1952 à Cayenne dans une famille modeste — sa mère, aide-soignante élevait seule six enfants. Elle est divorcée et mère de quatre enfants. Diplômée d'économie et d'agro-alimentaire à Paris, elle est professeur de sciences économiques en 1978. Cofondatrice de Caricoop (Confédération caraïbe de la coopération agricole), elle en est la directrice générale de 1982 à 1985. Depuis 1990, elle est membre de l'OCCE (Office de coopération et de commerce extérieur de la Guyane). Elle crée le parti Walwari (« éventail » en amérindien) en 1993 et en devient la présidente. La même année, elle est élue députée « non inscrite » de Guyane et est réélue en 1997. Elle dirige son parti, avec son frère Jean-Marie Taubira. En 1993, elle vote, dans l'hémicycle, l'investiture du gouvernement Balladur. Elle intègre un petit groupe parlementaire, République et liberté. L'année suivante, elle est quatrième de la liste Énergie radicale menée par Bernard Tapie. À sa réélection en juin 1997, elle rallie le groupe socialiste, et se voit confier par Lionel Jospin un rapport sur la recherche de l'or en Guyane. Jusqu'en novembre 2001, elle est apparentée PS. Elle rejoint ensuite le groupe RCV (PRG-MDC-Verts-PCR). En 2002, elle est la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle avec une campagne axée sur l'« égalité des chances », elle obtient 2,32 % des voix. Selon certains socialistes, cette candidature aurait contribué à l'éparpillement des voix « de gauche » et aurait été une des causes de l'échec de Lionel Jospin à accéder au second tour de l'élection présidentielle[1]. Une responsabilité dont elle ne cessera de se dégager, sans faire taire les critiques. Elle est élue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe socialiste. Tout en demeurant membre du parti guyanais Walwari, elle devient, après le Congrès de Toulouse (septembre 2002), première vice-présidente du Parti radical de gauche, poste spécialement créé pour elle. Le 12 juillet 2006, elle se déclare candidate à l'investiture du Parti radical de gauche (PRG) pour l'élection présidentielle de 2007. Le 22 octobre, le PRG réuni en Congrès renonce à présenter une candidature, préférant un accord avec le Parti socialiste sur les élections présidentielle et législatives[2]. Le 20 janvier 2007, Christiane Taubira rallie l'équipe de Ségolène Royal où elle est nommée « déléguée à l'expression républicaine[3] ». Lors de la campagne des législatives de juin 2007, elle déclare avoir été « approchée » par l'entourage de Nicolas Sarkozy « avant la fin de la présidentielle » pour faire partie du gouvernement, mais « avoir alors décliné l'offre »[4]. Elle est réélue député le 17 juin 2007 pour la treizième législature 2007-2012, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche. [modifier] Travaux et prises de positionChristiane Taubira a donné son nom à la loi française, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté. Des critiques existent sur cette loi, principalement de la part des historiens, qui critiquent le fait qu'elle limite l'esclavage à la traite européenne des Noirs[réf. nécessaire].Christiane Taubira n'a pas parlé de la collaboration des ethnies africaines à la traite atlantique. Par ailleurs, elle a déclaré qu'il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les «jeunes Arabes» «ne portent pas sur leur dos tout le poids de l'héritage des méfaits des Arabes»[5]. Elle est fréquemment considérée par les politiques comme un « électron libre », en raison de ses prises de position personnelles entrant peu dans une logique de parti[6] Contrairement au PS et au PRG elle s'oppose en 2004 au vote de la Loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques considérant que « Faire œuvre législative plutôt que mission pédagogique, c’est perdre foi en République, alors que sont soigneusement évités les terrains où se nouent les tensions les plus lourdes de sens dans l’affrontement éthique[7]. » En 2005, elle prend position pour le « Non » lors du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe[8], contrairement au PRG, dont elle est à l'époque encore vice-présidente. En avril 2008, elle est chargée par Nicolas Sarkozy d'une mission sur les accords de partenariats économiques ACP[9]. [modifier] Mandats
[modifier] Å’uvres
[modifier] Notes et références
[modifier] Liens externes
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