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Beauvais
Beauvais est une ville du nord de la France située sur la rive gauche du Thérain, affluent de l'Oise. Administrativement, cette commune, située dans la région de Picardie, est la préfecture du département de l'Oise. Beauvais est également chef-lieu de canton et siège d'un évêché. Avec la population la plus importante du département, Beauvais est la troisième commune la plus peuplée de la région. Ses habitants sont les Beauvaisiens.
[modifier] Géographie[modifier] LocalisationBeauvais, située au cœur du Beauvaisis, est baignée par le Thérain, affluent de l'Oise. Elle s'étend au pied de collines boisées, sur la rive gauche du Thérain, au confluent de l'Avelon dans une ancienne région marécageuse au nord de Paris. Sa superficie est 3 331 ha et son altitude se situe entre 57 et 170 m. Beauvais est proche d'autres villes moyennes ou grandes : Paris (75 km au sud), Compiègne (60 km à l'est), Amiens (60 km au nord), Rouen (80km à l'ouest), Lille (200 km au nord). La commune est limitrophe de Troissereux, Fouquenies, Le Mont-Saint-Adrien, Goincourt, Aux-Marais, Saint-Martin-le-Nœud, Allonne, Therdonne, Tillé et Saint Paul. [modifier] Morphologie urbaine[modifier] QuartiersBeauvais est divisé en 8 quartiers : Saint-Lucien, Notre-Dame du Thil, Argentine, Marissel, Saint-Jean, Voisinlieu, Saint-Just des Marais et Centre-ville.Dans cette ville il y'a un quartier nommé quartier des fleurs car chacune de ses rues porte le nom d'une fleur(tulipe, myosotis, bleuet, muguet, lilas, pivoine, pensée, etc)
L'église de Marissel vue par Corot en 1867. La localité est désormais intégrée dans Beauvais
Les principaux quartiers de la ville sont Argentine, Saint-Jean et Soie-Vauban. Ces trois quartiers réunissent 30 % de la population. Historiquement, la ville s'est constituée dans la vallée du Thérain, avec un développement selon un axe est-ouest. Les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale se concentrèrent sur le centre-ville qui fut presque totalement détruit. Après guerre, plusieurs communes sont annexés à Beauvais (Notre Dame du Thil, Marissel, Voisinlieu et Saint-Just des Marais) afin de répondre aux besoins de logements et d'urbaniser les plateaux du nord et du sud. La population double entre 1954 et 1975. Ces différentes phases de construction successives résultent aujourd'hui en une ville, morcelée et sans unité, composée de restes de faubourgs anciens, d'une vallée industrielle, d'un centre ville reconstruit en quasi-totalité après la Seconde Guerre mondiale, et de plateaux urbanisés en urgence après guerre[1]. [modifier] Tissu urbain[modifier] Architecture[modifier] Urbanisme[modifier] LogementBeauvais comptait 24 020 logements en 1999, dont 22 072 résidences principales. L’âge moyen du parc immobilier était beaucoup plus faible que la tendance régionale du fait des dégâts occasionnés par la Seconde Guerre mondiale. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'à cette date, seulement 10,5 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. De même pour les constructions antérieures à 1949 qui représentaient 19,2 % du parc (contre 40,9 % pour la moyenne régionale). A contrario, les constructions réalisées entre 1949 et 1974 représentent 52,2 % du parc (contre 29,2 % pour la moyenne régionale), traduisant l'effort important de reconstruction entrepris après guerre. 91,9 % des logements étaient des résidences principales, réparties à 35,6 % en maisons individuelles et à 64,4 % en appartements (respectivement 73,6 % et 26,4 % dans la région). 36,0% des habitants sont propriétaires de leur logement, pour 61,0 % de locataires (respectivement 61,0 % et 35,2 % dans la région)[2],[3]. Beauvais comptait 12 809 logements HLM soit 38,9 % du parc en 1999 (contre 17,4 % dans la région), valeur en légère augmentation depuis le recensement de 1990. En outre le nombre de logements vacants était légèrement plus important en 1999 que dans la région avec 6,6 % du parc contre 5,9 % en Picardie. Les grands logements sont très majoritaires : la plupart des habitations possèdent quatre pièces et plus (51,5 %), puis trois pièces (27,0 %), mais seulement 14,0 % possèdent deux pièces et 7,5 % une pièce. Néanmoins les logements de petites surfaces (une et deux pièces) sont en forte augmentation depuis 1990[4],[5]. [modifier] Projets d'aménagementLa ville de Beauvais a commencé la métamorphose de ses quartiers. Avec l'aide de lEtat, le quartier Saint-Jean va être entièrement repensé. La totalité des logements va être rénovée et certaines tours et barres d'immeubles vont être détruites afin de laisser la place à des logements individuels et collectifs de taille humaine. Les espaces verts vont être repensés et le quartier devrait s'ouvrir sur l'extérieur avec la construction du nouveau théâtre municipal, d'une mairie annexe et du commissariat central en son cœur. Les travaux ont déjà débuté et devraient se terminer pour 2011. [modifier] ClimatLa ville bénéficie d'un climat océanique, doux et humide. La température moyenne annuelle est de 10,1 °C, l'ensoleillement moyen annuel est 1 589 heures. Les collines du pays de Bray protègent Beauvais des précipitations. La pluviométrie est de 668 mm en moyenne par an, alors qu'elle est de 800 mm en moyenne par an au Pays de Bray. Cependant la fréquence des pluies est élevée. En moyenne, le nombre de jours avec des précipitations supérieures à 1 mm est de 116 jours, soit un jour sur trois[6]. Le brouillard est souvent présent. Le département est touché par 41 jours de vent en moyenne par an[7], venant généralement d'ouest ou sud-ouest. [modifier] Données et comparaisons climatologiquesLe tableau suivant donne la comparaison du climat beauvaisien avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives :
[modifier] TempératuresLa moyenne des températures les plus basses de l'ensemble de l'année est de 6,0 °C. La moyenne des températures les plus élevées de l'année est de 14,5°C (sur la période 1945 - 2007). Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre, connaissent en moyenne des températures supérieures à 20°C. Météo France a relevé la température le plus élevée de 37,2 °C le 28 juillet 1947 et la température la plus basse de -19,7 °C le 28 janvier 1954.
[modifier] Voies de communication et transport
[modifier] Héraldique
[modifier] Histoire[modifier] OriginesLes premières traces d’habitations du site de Beauvais datent de 65 000 avant notre ère. Camp fortifié par les Romains, Beauvais prend, au Ier siècle, le nom de Caesaromagus : le Marché de César. [modifier] AntiquitéDevenue Bellovacum, la ville gallo-romaine fut détruite à nouveau par les invasions barbares vers 275. Elle sera reconstruite et dotée de fortifications. En 328, l’Empereur Constantin Ier, qui avait autorisé la pratique du Christianisme, visite les vétérans de son armée dans le castrum de Bellovacis. C’est le début de la christianisation de notre région, et la source du pouvoir des évêques de Beauvais. [modifier] Moyen-Age
Maison du XVe siècle levée par Viollet-le-Duc dans son Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XIe siècle, édité vers 1856
Dès le début du Moyen Âge, l’autorité des évêques grandit en même temps que croît la nouvelle Foi. L’évêché de Beauvais est considéré comme un poste d’autant plus prestigieux qu’il bénéficie de revenus considérables. Beauvais est à un carrefour de routes commerciales et, qui plus est, l’évêque cumule les pouvoirs religieux et politiques, on nomme cela un évèque-comte. C’est lui le vrai maître de la Cité. La commune se créé très tôt, au XIe siècle. Elle devient une ville prospère qui acquiert progressivement des droits pour promouvoir son industrie. Pragmatique, elle prend régulièrement le parti du Roi contre l‘évêque et s’appuie sur le textile pour asseoir sa puissance financière. À cette époque, le drap de Beauvais est exporté jusqu’en Orient et les ateliers se multiplient. Faisant partie d’une « Ligue » de quinze « villes drapantes », Beauvais en est le troisième pôle par ordre d’importance. Les artisans travaillent toutes sortes de laine, y compris les plus fines, importées de Londres. Les corporations s’enrichissent de corps de métiers de plus en plus diversifiés : teinturiers, finisseurs, tondeurs, apprêteurs…Un groupe de 80 familles régente les ouvriers. L’essor de Beauvais peut débuter : c’est, dès cette époque une ville riche et nous sommes proches de son âge d’Or. Les maires de cette période sont la plupart du temps issus du cercle étroit de ces négociants. La hiérarchie est stricte et les querelles sociales soumises à l’autorité du Roi qui se charge, s’il le faut, de contraindre l’évêque. De cette époque, date la Basse-Œuvre, qui, si elle est bien l’ancienne cathédrale carolingienne, n’est pas la première « cathédrale » construite à Beauvais. Grâce à des fouilles, on a pu dater son édification de la deuxième moitié du Xe siècle. La Basse-Œuvre comportait diverses annexes contemporaines de l’église. Des fresques devaient animer ses murs. On en a retrouvé divers fragments, dont une tête d’homme, d’une qualité remarquable. Rare témoin en France de l’architecture carolingienne encore conservé, l’édifice est construit suivant les techniques de l’époque, avec des remplois gallo-romains. À la même époque, apparaissent les ordres mendiants dont les couvents s’élèvent à l’est de la ville, en plein quartier ouvrier. C’est vers cette époque que date les maladreries Saint-Lazare et Saint-Antoine. Au départ dépourvus de biens, ces ordres s’enrichissent progressivement et jouent un rôle non négligeable dans la cité. À l’essor économique que connaît Beauvais durant le XIIIe siècle et le début du XIVe siècle, correspond une vie artistique intense. Les chantiers se multiplient. L’église dédiée à saint Étienne, située près de la grand-place, est achevée aux alentours de 1220, et peu après, s’ouvre le chantier de la cathédrale gothique. En 1225, l’évêque-comte Milon de Nanteuil lance le projet de ce qui deviendra le monument emblématique de Beauvais : la cathédrale Saint-Pierre. Cette œuvre gigantesque doit surpasser en hauteur les cathédrales de toutes les villes voisines. Splendeur gothique, elle surpasse de ses 48 mètres tout ce qui avait été fait auparavant. Le Chœur et le bas-côté oriental du transept sont achevés en 1272. En 1284, les parties hautes des travées droites du chœur s’effondrent. La reconstruction dure jusqu’au milieu du XIVe siècle, mais les travaux s’arrêtent pendant la guerre de Cent Ans. Le transept, chef d’œuvre de l’architecture flamboyante, est réalisé au XVIe siècle par l’architecte Martin Chambiges sous l'impulsion du comte-évêque Louis de Villiers de L'Isle-Adam. Une immense flèche de plus de 150 m de hauteur est érigée par la suite à la croisée du transept, au lieu de construire une nef qui permettrait de consolider le monument. Mais, à peine terminée, la flèche s’écroule en 1573. La nef ne s'est jamais réalisée, faute de fonds. L’église mesure 72m50 de longueur pour une hauteur de voûte extraordinaire de près de 48,50 m, les plus hautes de l’architecture gothique en Europe. Même inachevé, l'édifice reste un des hauts lieux du patrimoine religieux. [modifier] Ancien RégimeDepuis 1664, une manufacture royale de tapisserie a été installée à Beauvais, devenue alors une importante « ville drapante » du royaume. Plus de la moitié de ses habitants travaillent alors dans le textile. Ses productions sont célèbres dans toute l’Europe et d’autres artisans bénéficient de cette renommée. La Manufacture atteint son apogée sous la direction artistique de Jean-Baptiste Oudry, au XVIIIe siècle. Bientôt, apparaît sur le marché «l’indienne », une cotonnade imprimée qui va rapidement fournir du travail à des centaines d’ouvriers sans toutefois détrôner le commerce de la laine. [modifier] Époque contemporaineÀ la fin du XVIIIe, débute le déclin de cette ville si active. Beauvais reste fidèle au textile alors que s‘accélère partout ailleurs la révolution industrielle. En se concentrant sur la laine, la brosserie, l’alimentation et la tabletterie, l’industrie locale passe à côté de marchés importants. Le chemin de fer s’implante ailleurs et ne s’arrête pas. Au début du Second Empire, Beauvais en est encore à l’ère de la diligence alors que rail atteint Rouen, Le Havre, Lille, Saint-Quentin… Ce n’est qu’en 1876 qu’une ligne directe vers la Capitale s’ouvre. Mais il s’agit également d’une période de mutations architecturales : la ville s’ouvre avec l'aménagement des boulevards à l’emplacement de l’ancien rempart médiéval. D’importants édifices publics sont élevés : l'hôtel-dieu, le lycée Félix-Faure, la gare… Au faubourg Saint-Jacques, les abattoirs… sont construits et bénéficient d’une architecture industrielle soignée. Sur la place principale est inaugurée en 1851 par le prince Louis Napoléon Bonaparte, la statue de Jeanne Hachette. L’horloge astronomique (1865-1868) de la cathédrale cache sous son meuble romano-byzantin de 12 mètres de haut, un mécanisme très complet dû à Auguste Vérité. Alors que le mouvement d’urbanisation se poursuit hors de l’ancien centre, un nouvel élément est introduit dans l’architecture: la céramique dont le Beauvaisis est producteur. La façade de la manufacture Gréber[13] est un très bel exemple de cette production. Maisons de style anglais, villas d’imitation balnéaire, façades Art déco ponctuent notamment les boulevards Saint-André et l’avenue Victor-Hugo.
un des métiers à tisser les tapis de l'entrepise Ed. Lainé, au début du XXe siècle
En 1900, Beauvais compte 20 000 habitants, deux fois plus qu’en 1850. Mais les grandes fortunes et les grands patrons se font rares et la bourgeoisie locale domine la scène politique. Durant la Première Guerre mondiale, Beauvais allait vivre pendant quatre ans l’existence d’une ville de l’arrière, assez proche du front, une existence compliquée par les aléas d’un ravitaillement irrégulier. En mars 1918, l’hôtel de ville devient le Q.G. du général Foch, c’est là qu’il se voit confier le commandement suprême des Armées alliées, par les gouvernements français, anglais et américain. Vers la fin de la guerre, du mois d’avril au mois de juin, la ville est bombardée à huit reprises, ce qui occasionne la destruction de 80 maisons. Le jour de l’Armistice, la ville déplore 719 morts au combat, et 13 civils tués pendant les bombardements. Dans l’entre-deux-guerres, Beauvais continue de vivre de ses activités du passé, mais la crise économique précipite le déclin de la cité, et plus largement du Beauvaisis. Dès la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Beauvais retrouve le rôle de ville-hôpital qu’elle avait connu entre 1914 et 1918. Mais, début juin 1940, la ville est attaquée par la Luftwaffe, dont les bombes allument un gigantesque incendie. Les deux tiers de la ville sont en flammes, la moitié des maisons détruites. La ville martyre, qui a perdu presque tous les vestiges de son passé, s’enfonce dans la misère et les privations.
L'Hôtel de Ville au début du XXe siècle
C’est durant cette période noire que quatre communes voisines (Notre-Dame-du-Thil, Marissel, Saint-Just-des-Marais et Voisinlieu) furent rattachées à Beauvais. « Bonne ville de France, vieille cité de l’Île-de-France, cité meurtrie, cité mutilée… ». C’est en ces termes que le général De Gaulle salue Beauvais en août 1945. Il faut en effet reconstruire sur les 43 hectares de déblais, quadrillés par des rues désertes. « Les témoins du passé sont morts et bien morts » disait l’architecte Georges Noël, et il fallait éviter d’imaginer « un mauvais décor », tout en mettant en valeur les églises et les bâtiments qui avaient survécu aux destructions. Des années sont nécessaires pour réussir ce pari, pour bâtir de nouveaux logements, réédifier les bâtiments publics, les hôpitaux, les établissements d’enseignement. Le plan de reconstruction s’efforce de respecter l’équilibre des anciens quartiers, avec des rues plus larges, plus régulières. Mais il faudra attendre les années 1960 pour que la reconstruction s’achève véritablement, pour que de nouvelles cités soient édifiées sur les plateaux, et pour que de nouvelles industries redonnent du dynamisme à la ville. En 1974 est inauguré le Palais de justice, en 1976, s’ouvre la Galerie nationale de la Tapisserie. Les anciens abattoirs de la ville accueillent la manufacture de la tapisserie. Au cours des années quatre-vingt-dix, l’ancien bureau des Pauvres est aménagé en centre culturel et l’antenne universitaire ouvre ses portes. Beauvais entre alors de plain-pied dans le XXIe siècle… [modifier] Vie politique municipale récente[modifier] DémographieAprès avoir connu une forte augmentation depuis le milieu du XXe siècle, et plus particulièrement entre 1946 et 1975 où la population est passée de onze mille à dix-neuf mille habitants environ, le nombre d’habitants s’est stabilisé depuis 1975. Entre 1975 et 1999, la population n’a augmenté que de 1 300 habitants. Beauvais est la ville la plus peuplée du département, avec 54 100 habitants en 2005[14].
[modifier] Tableau démographique du XXe siècle
[modifier] Pyramide des âgesLa pyramide des âges de Beauvais montre le léger vieillissement de la commune entre 1990 et 1999 ainsi que la différence démographique vis-à-vis des moyennes départementales. La ville de Beauvais se caractérise par une présence plus importante des jeunes adultes au détriment des autres classes d'âge. La présence de l'Institut Polytechnique Lasalle Beauvais et des autres établissements supérieurs contribue à une présence plus importante des étudiants dans la population de Beauvais qu’au niveau du département[18]. Beauvais voit la part des enfants (moins de 15 ans) légèrement diminuer, avec une baisse de 2 à 3 points entre les deux recensements de 1990 et 1999. Néanmoins ces valeurs restent supérieures à la part des moins de quinze ans au niveau du département et de la région (21,9 % des hommes et 19,1 % des femmes à Beauvais contre respectivement 21,4 % et 20,0 % dans le département et 20,4 % et 18,8 % dans la région). La part des personnes âgées a légèrement augmentée à Beauvais, tout comme au niveau régional. Pour la tranche des 60 à 74 ans, 9,7 % des hommes et 11,5 % des femmes à Beauvais, et pour les plus de 75 ans, 4,1 % des hommes et 7,5 % des femmes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la pyramide des âges pour la commune de Beauvais.
[modifier] AdministrationBeauvais est la Préfecture du Oise depuis le 4 mars 1790, date de création du département (d'après la loi du 22 décembre 1789). Les services de la préfecture sont situés dans l'abbaye de Saint-Quentin depuis 1824[21]. Dans un premier temps, les services se situaient dans le Palais Épiscopal, qui sert de musée départemental de nos jours. La ville appartient à la communauté d'agglomération du Beauvaisis. Beauvais compte un Tribunal de grande instance, un tribunal de commerce et les archives départementales de l'Oise[22]. Toutefois, le tribunal de grande instance est en attente d'une éventuelle fermeture suite à la réforme de la carte judiciaire de Rachida Dati. Pour le moment rien de nouveau, mais s'il fermait, ce serait au profit du tribunal de Senlis. ( source La commune fait partie de la première et deuxième circonscription de l'Oise, dont les députés sont respectivement, depuis 2002, Olivier Dassault (UMP) et Jean-François Mancel (UMP). Beauvais est chef-lieu de trois cantons :
[modifier] Conseil municipal et tendances politiquesLe conseil municipal de Beauvais est composé de quarante-cinq membres, dont la maire, Caroline Cayeux, et treize adjoints[24]. À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 20,72 %, suivi de Jacques Chirac avec 19,31 %, puis de Lionel Jospin avec 16,25 % et enfin Arlette Laguillier avec 7,22 %, puis François Bayrou avec 6,11 % et Jean-Pierre Chevènement avec 5,52 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 74,93 % pour Jacques Chirac contre 25,07 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 19,72 %, participation relativement similaire à la moyenne nationale (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%) mais résultat beaucoup moins élevé pour Jacques Chirac[25]. Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les beauvaisiens ont voté contre la Constitution européenne, avec 60,78 % de Non contre 39,22 % de Oui avec un taux d’abstention de 34,13 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont légèrement inférieurs à la tendance départementale de l'Oise (Non à 62,38 % ; Oui à 37,62 %). [26]. À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy avec 30,23 %, suivi par Ségolène Royal avec 27,45 %, François Bayrou avec 16,07 %, Jean-Marie Le Pen avec 12,42 %, puis Olivier Besancenot avec 4,63 % et Arlette Laguillier avec 2,08% aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 51,93 % (national : 53,06 %) contre 48,07 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %)[27]. [modifier] Maires de Beauvais
[modifier] Lieux et monumentsDes repères fixés de point en point sur le pavage permettent un guidage des touristes découvrant les endroits les plus remarquables de la ville (et en particulier les maisons du Moyen Âge). Ville fleurie : 4 fleurs [modifier] Patrimoine civilLa maladrerie Saint-Lazare est un ensemble hospitalier médiéval le mieux conservé du Nord avec ses bâtiments des XIIe et XIIIe siècles. Musée départemental de l'Oise[29] : Le palais épiscopal, qui sert maintenant de musée départemental, a été construit au XVIe siècle en partie au-dessus des anciennes fortifications gallo-romaines. On trouve, aux alentours de la place de l'hôtel de ville et de la cathédrale, de nombreuses maisons datant du XIIe au XVIe siècle. En face de l'hôtel-de-ville, construit en 1752, se dresse depuis 1851 la statue de Jeanne Hachette. Le Monument aux morts est érigé en face de l' Hôtel-Dieu, où se trouvait l'hôpital jusque dans les années 1980. La Galerie nationale de la tapisserie de Beauvais a été construite sur les plans de l’architecte André Hermant en 1964 à proximité de la cathédrale, la Galerie est assise sur les contreforts des remparts gallo-romains. Elle a été inaugurée en 1976 pour rendre à la ville de Beauvais sa tradition historique de haut lieu de la tapisserie après la destruction des bâtiments de la manufacture en juin 1940. Dans cette galerie sont présentées des expositions temporaires qui reflètent la richesse des collections de tapis, tapisseries et de meubles du Mobilier national. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||