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Basque
Le basque ((eu)euskara) est une langue parlée au Pays basque (France et Espagne). 20 000 personnes sont unilingues bascophones. En Espagne, le nombre de locuteurs est de 734 100 (provinces de Biscaye, Álava, Guipúzcoa et de Navarre). En France, il y a plus de 67 200 locuteurs (statistique 2005), principalement dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Le basque est aussi parlé dans la diaspora basque.
[modifier] ÉtymologieLe mot basque viendrait du nom d’un peuple antique, les Vascons (à noter qu’en espagnol, basque s'écrit vasco), qui en passant par gascon (adaptation gallo-romaine d’une prononciation germanique Waskon) a finalement donné le nom de la région que nous connaissons comme la Gascogne. Quant au terme autochtone eusk-, celui que les Basques donne à leur langue et à eux-mêmes (Euskaldunak: ceux qui parlent l'euskara) il vient probablement du nom des Ausci, la principale tribu aquitaine de l'Antiquité qui a donné son nom à la ville d'Auch dans le département du Gers. [modifier] HistoireLa langue basque, ou Euskara est une composante essentielle de l’identité basque. C’est une langue unique par son originalité et son harmonie lorsqu’elle est parlée ou chantée. L’origine est très lointaine, antérieure aux parlers indo-européens (dont est issu le français). Fait remarquable, la langue a subi très peu de modifications au cours des siècles comme vient encore de le confirmer la récente découverte d’inscriptions basques du IVe siècle sur le site archéologique de Véleia dans la province d’Alava, et ne possède pratiquement, si l’on excepte les nombreux emprunts aux langues romanes, aucun terme commun avec les langues européennes actuelles. Si les linguistes ne sont pas vraiment fixés sur l’origine première du basque, sans doute de la super-famille eurasienne (M. Morvan), ils s’entendent pour estimer qu’il s’agit d’une langue ayant subi fort peu de modifications depuis une forme très ancienne. [modifier] ClassificationLe basque est l’une des quatre familles linguistiques d’Europe, avec les langues finno-ougriennes (hongrois, finnois, estonien, lapon), les langues altaïques (turc) et les langues sémitiques (maltais) à ne pas appartenir à la famille des langues indo-européennes. L’origine de la langue basque est extrêmement ancienne et encore mal connue et même s’il convient donc de la considérer traditionnellement comme un isolat, plusieurs hypothèses émises sur la question (rattachement aux langues caucasiennes, aux langues finno-ougriennes ou aux langues berbères de l’Afrique du Nord) ont été explorées. Les Basques se reconnaissent par le terme Euskaldun (« celui qui possède le basque »), par opposition à Erdaldun (« celui qui possède une autre langue ») aujourd’hui appliqué surtout aux hispanophones ou aux francophones. [modifier] GrammaireSi la grammaire basque est d’une originalité radicale, on estime que 75 % du vocabulaire provient de langues géographiquement voisines (celte, latin, gascon, aragonais, roman de Navarre, espagnol, français). Le basque est une langue agglutinante, où des suffixes ou des radicaux peuvent être accolés derrière d’autres suffixes ou radicaux. Le genre (féminin / masculin) n’existe pas, sauf attaché au verbe pour le tutoiement. Mais la particularité la plus importante réside dans le fait qu’en basque on ne conjugue souvent que l’auxiliaire du verbe, et que cet auxiliaire ne s’accorde pas qu’avec le sujet comme en français : celui-ci s’accorde également avec les compléments, dits directs et indirects en français. [modifier] ÉcritureLa langue basque s’écrit avec l’alphabet latin. L’alphabet basque est globalement phonétique, toutes les lettres d’un mot se prononcent à l’exception du h qui est muet dans la plupart des dialectes. Généralement, les voyelles qui se suivent forment une diphtongue. [modifier] DialectesEn 1571, on doit à Jean de Liçarrague, sur ordre de Jeanne d’Albret, la traduction en basque du Nouveau Testament. Les principaux dialectes du basque sont le navarro-labourdin, le guipuzcoan, le souletin et le biscayen. Certains sont peu intelligibles entre eux comme le biscayen et le souletin. Un autre dialecte, le roncalais, a vu sa dernière locutrice s’éteindre en 1991 (Fidela Bernat). Le basque standard, ou « basque unifié », se fonde sur les dialectes centraux comme le guipuzcoan et le navarro-labourdin, mais aussi sur le labourdin classique du XVIIe siècle, précurseur de la littérature basque et trait d’union entre les dialectes continentaux et péninsulaires. Le basque unifié, ou euskara batua, langue co-officielle avec le castillan dans les communautés autonomes basque et navarraise, y est largement enseigné, et commence à y supplanter les formes dialectales, dorénavant associées aux échanges non formels, voire à la ruralité. Du côté français, de par la Constitution, le basque (comme les autres langues de France hormis le français) n’a aucun statut légal. [modifier] Les locuteursSur une population totale de 2 975 000 habitants répartis dans les 7 provinces du Pays basque, 26,9 % sont bilingues et 15,3 % ont une connaissance approximative du basque, soit 1 255 750 personnes. (881 300 personnes sont des locuteurs bilingues actifs et 454 400 sont des locuteurs bilingues passifs). Du point de vue de leur rapport avec l’euskara, les habitants du Pays basque se répartissent en 4 grandes catégories.
Il existe de grandes disparités dans la population au regard du bilinguisme basque selon les provinces. La Biscaye compte 1 141 000 habitants, dont 26,5 % (302 000) sont bilingues et 24,9 % (284 000) de bilingues passifs. Le Guipuzcoa avec 686 000 habitants a le plus grand nombre de locuteurs bascophones, soit 329 000, ce qui correspond à 48 % de la population et 9,5 % (65 000) de bilingues passifs. La Navarre (594 000) n’a que 10,5 % (85 500) de bascophones qui sont regroupés essentiellement dans le nord de la province et 6,8 % de bilingues passifs (40 200). L’Alava avec ses 298 000 habitants a 13,4 % (40 000) de bilingues et 11,1 % (33 000) de bilingues passifs. Le Labourd avec 208 000 habitants a 37,2 % de sa population bilingue (38 600) et 24 600 de bilingues passifs. Quant à la Basse-Navarre et la Soule, les plus faiblement peuplées (30 000 et 17 000), elles ont de loin les plus forts pourcentages de personnes bilingues, avec 60,9 % de bilingues (28 600) et 15,1 % de bilingues passifs (7 000). [modifier] PrototypeUn extrait du « Pater Noster » en langue basque : Gure Aita, zeruetan zarena: Un extrait du « Sanctus » en langue basque : Saindu saindu Saindua, [modifier] Exemples
Notes : Le r est roulé au Pays basque Sud. Au Pays Basque nord, le r simple est roulé, le r double est généralement prononcé « à la française » chez les nouvelles générations. Le h est généralement aspiré au Pays basque Nord, mais il est tout-à-fait muet au Pays basque Sud. Le s est prononcé au Pays basque Sud entre s et ch ; au Pays basque Nord, il est pratiquement prononcé comme un ch. Le z est prononcé comme un s partout, et le x est prononcé comme un ch partout. Le j représente en principe le y consonne de yaourt au début d’un mot (à l’intérieur d’un mot, on utilise généralement la lettre i). Cette prononciation est la prononciation standard recommandée pour le basque unifié. Cependant, au Pays basque espagnol, on a tendance à le prononcer comme un j espagnol (une espèce de raclement de gorge), alors qu’en Navarre et au Labourd, la prononciation est plutôt un d y palatalisé, comme dans diable et que, en Soule, on prononce même la lettre j comme le j français de journal. Les noms et adjectifs se déclinent en s’augmentant de suffixes. La forme donnée dans la liste ci-dessus est celle de l’absolutif indéterminé : à cette forme, les noms et adjectifs apparaissent sous leur forme la plus simple, sans aucun suffixe. (Pour voir une liste plus longue, consultez l’article Liste Swadesh du basque.) [modifier] Bibliographie
[modifier] Voir aussi[modifier] Articles connexes
[modifier] Références
[modifier] Liens externes
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