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Alice au pays des merveillesAlice au pays des merveilles est une œuvre de littérature enfantine écrite par le pasteur mathématicien Charles Lutwidge Dodgson, sous le pseudonyme de Lewis Carroll. Le livre foisonne d'allusions satiriques aux amis de l'écrivain et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l'époque. Le pays des merveilles, tel qu'il est décrit dans le conte, joue sans cesse avec la logique. Le livre a connu une suite intitulée De l'autre côté du miroir. Les adaptations cinématographiques combinent souvent des éléments des deux livres. De nos jours, l'ouvrage reste populaire aussi bien auprès des enfants que des adultes. L'écrivain américain Martin Gardner a publié The Annotated Alice (non traduit en français) qui regroupe Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir accompagnés des poèmes victoriens que Carroll parodia dans le corps du texte.
[modifier] HistoriqueLe livre a été publié le 4 juillet 1865, trois ans après une promenade en barque sur la Tamise effectuée par les révérends Dodgson (Carroll) et Duckworth en compagnie de trois jeunes filles :
L'excursion commença au pont Folly près d'Oxford et finit une dizaine de kilomètres plus loin dans le village de Godstow. Durant le trajet, Dodgson raconta aux sœurs Liddell une histoire qu'il venait d'inventer. Celle-ci fut suivie plus tard par Alice's Adventures Underground et finit par devenir Alice's Adventures in Wonderland. [modifier] Description[modifier] L'intrigueAlice s'ennuie auprès de sa sœur qui lit un livre ("sans images, ni dialogues") tandis qu'elle ne fait rien. "à quoi bon un livre sans images, ni dialogues?" se demande Alice. Mais voilà qu'un lapin blanc aux yeux roses vêtu d'une redingote rouge passe près d'elle en courant. Cela ne l'étonne pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu'elle le voit sortir une montre de sa poche et s'écrier : "Je suis en retard! En retard! En retard!", elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de spécial. En entrant derrière lui dans son terrier, elle fait une chute presque interminable qui l'emmène dans un monde aux antipodes du sien. Elle va rencontrer une galerie de personnages retors et se trouver confrontée au paradoxe, à l'absurde et au bizarre… [modifier] Le personnage d'Alice« Aimante comme un chien », ainsi que la décrit Lewis Caroll dans Alice à la scène, Alice est également « curieuse, extravagamment curieuse ». Ce trait de caractère en fait l’exploratrice idéale, d’autant plus que la petite fille se montre d'emblée d’une insouciance totale, s’engageant dans le terrier du Lapin sans songer un seul instant à la manière dont elle en pourra ressortir. Alice est aussi d’une courtoisie exemplaire, car elle veut prouver à son entourage, qui semble la considérer comme trop étourdie et rêveuse, qu'elle connaît les bonnes manières et toutes les leçons qu'elle se force à apprendre. Sa bonne éducation ne lui évite cependant pas les gaffes auxquelles la conduit sa nature spontanée : ainsi n’hésite-t-elle pas à parler de sa chatte Dinah à la Souris de la Mare de larmes… Alice est aussi un personnage très patient et attentif envers les êtres étranges qu'elle rencontre. Ainsi, elle s'arrête souvent pour entendre ce que chaque personnage a à lui dire : elle revient pour entendre la dernière phrase du Vers à Soie, elle écoute les chansons de Tweedeldee et Tweedeldum, écoute les plaintes de la Tortue-Fantaisie, et essaie même de comprendre les discours illogiques du diabolique trio du Chapelier, du Lièvre de Mars et du Loir… Petit à petit, Alice s'enfonce dans un monde de plus en plus absurde, ce qui la force à tout relativiser et à chercher de la logique, du bon sens ; toutes ces matières qu'elle cherche en fait à fuir dans la réalité. [modifier] Autres personnages
[modifier] Le Pays des merveillesLe Pays des merveilles est pour Alice terriblement dépaysant. Dès son arrivée, la petite fille se retrouve en proie à une véritable crise d'identité, en raison des métamorphoses physiques qu’elle subit, mais aussi de la perte du savoir scolaire auquel elle voudrait tant se référer pour tenter de comprendre et de rationaliser le monde étrange qui l’entoure. Ayant oublié sa poésie, elle devient par ailleurs l’agent d’une parodie de poèmes célèbres dans l’Angleterre de Carroll. Le pays est le lieu de la contestation, par le biais de l’absurde, d’un certain ordre établi du monde réel, notamment de l’arbitraire du langage : Humpty Dumpty, par exemple, définit comme il l’entend le mot « gloire » et met à jour la nature purement conventionnelle du lien entre signe et sens. Le texte est aussi une critique de la société victorienne, notamment de ses intérieurs « fonctionnels », où chaque chose doit trouver et tenir une place minimale : le Lièvre de Mars et le Chapelier « rangent » le Loir dans… la théière. Les frères Tweedeldee et Tweedeldum contredisent sans arrêt Alice. Le chat de Cheshire se contredit. Le pays est aussi un lieu d’excès, où la gourmandise d’Alice est sans cesse confrontée à des choses qui se boivent ou se mangent et qui la transforment physiquement, et où la cruauté de personnages féminins comme la fameuse Reine de Cœur s’exprime sans retenue. Au Pays des merveilles, le temps est déréglé, au point qu’il n’y en a pas assez, comme pour le Lapin Blanc toujours pressé, ou qu’on soit fâché avec lui, ou, comme le Chapelier, qu'on soit condamné à vivre éternellement à l'heure du thé. On peut interpréter le pays de plusieurs façons différentes : on peut en effet le considérer comme un monde surréaliste, coloré et ingénu, ou bien comme un endroit cauchemardesque dans lequel Alice se retrouve prise au piège d'un monde où la logique a été abandonnée au profit de la folie, un monde peuplé de personnages ambigus et inquiétants. L'ambiguïté des personnages semble d'ailleurs s'accentuer sous le trait de John Tenniel, dont les représentations picturales des protagonistes sont plutôt inquiétantes. [modifier] IllustrateursOn oublie souvent de préciser que le premier illustrateur d'Alice est Lewis Carroll lui-même, qui offrit à Alice Liddell, le 26 novembre 1864, un exemplaire manuscrit de l'histoire inventée pour elle, orné de 37 dessins à la plume ((en) [1]). le livre est consultable en ligne sur le site de la British Library [2] Une édition en fac similé (avec une traduction française)a été réalisé récemment par les éditions Frémok (2006). Les sources divergent sur la question de savoir si c'est Dodgson ou son éditeur qui jugea bon de ne pas garder ses propres images. C'est en tout cas Carroll qui opta pour John Tenniel, dessinateur alors réputé pour sa participation à la revue satirique Punch. Le succès remporté par la version illustrée par Tenniel l'a installé presque comme un second auteur d'Alice et le même tandem fut reformé pour le second livre. Les illustrations de John Tenniel semblent aujourd'hui inséparables du texte de Lewis Carroll. Mais Alice a inspiré un nombre impressionnant d'illustrateurs de sa création et jusqu'à nos jours. Plusieurs centaines de versions ont ainsi vues le jour. Parmi les plus notables:
[modifier] Inspirés du conte
[modifier] Anecdotes
[modifier] AdaptationsAlice a connu plusieurs adaptations dont voici les principales : [modifier] Longs métrages pour le cinéma
[modifier] Longs métrages d'animation
[modifier] Téléfilm
[modifier] Série animée
[modifier] Bande Dessinée[modifier] Jeu Vidéo
[modifier] Bibliographie(Certains livres sont peut-être épuisés mais sont mentionnés ici car ils peuvent être trouvés sur internet, d'occasion ou même neufs.)
[modifier] Voir aussi[modifier] Articles connexes[modifier] Liens externes
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