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Émile Borel
Félix Edouard Justin Émile Borel (né à Saint-Affrique le 7 janvier 1871 - mort à Paris le 3 février 1956), mathématicien, professeur à la Faculté des sciences de Paris, spécialiste de la théorie des fonctions et des probabilités, membre de l'Académie des sciences, a été aussi un homme politique français, député, ministre.
[modifier] BiographieÉmile Borel, né en 1871, est le fils d'un pasteur protestant. Lors de sa scolarité, il fait preuve d'une grande aisance dans le domaine des mathématiques. Émile Borel a été reçu à la fois premier à l'École polytechnique et à l'École Normale, qu'il a choisie. Il a également été reçu premier à l'agrégation de mathématiques. Refusant les offres des industriels, il se consacra à la recherche. Avec René Baire et Henri Lebesgue, il était parmi les pionniers de la théorie de la mesure et de son application à la théorie des probabilités. Le concept de tribu borélienne est nommé en son honneur. Dans l'un de ses livres sur les probabilités, il présente l'amusante expérience de pensée connue sous le nom paradoxe du singe savant ou analogues. Il a également édité un certain nombre d'articles de recherche sur la théorie des jeux ainsi qu'un véritable monument sur le jeu de bridge. Il est président de la Société mathématique de France en 1905 et en 1906 il créé avec sa femme Camille Marbo La Revue du mois, journal scientifique et littéraire. Il obtint la chaire de Théorie des fonctions à la Faculté des sciences de Paris en 1909, puis la chaire de Probabilités et physique mathématique, succédant à Joseph Boussinesq, en 1921. Il a été par ailleurs directeur adjoint de l'École normale supérieure, de 1910 à 1920. Engagé volontaire en 1914, il a commandé une batterie d'artillerie. Émile Borel eut un rôle politique actif : Il fut député radical et radical-socialiste, puis indépendant de gauche, puis enfin comme républicain-socialiste de l'Aveyron de 1924 à 1936, et ministre de la Marine en 1925. Membre du Conseil de l'Université depuis 1920, Émile Borel en est devenu vice-président. C'est égaglement à lui qu'on doit la création en 1922 de l'ISUP (Institut de Statistique de l'Université de Paris), la plus ancienne école de statistique en France. Il fut par ailleurs en 1923-1924 président de la Confédération des travailleurs intellectuels (CTI). Émile Borel a créé en 1928, avec le soutien financier des Rockefeller et des Rothschild, le Centre Mathématique qu'il a nommé Institut Henri-Poincaré (où se trouve maintenant le Centre Émile Borel), et qu'il a dirigé pendant plus de trente ans. Borel fit adopter par le Parlement l'institution du Sou des laboratoires destiné à les équiper, et prélevé sur les bénéfices industriels, en même temps que la taxe d’apprentissage. Émile Borel était membre de l'Académie des sciences, élu en 1921, vice-président en 1933, président de l'Académie des sciences en 1934. En 1936, avec Jean Perrin et Jean Zay, il participa à la création de l'organisation d'État de la Recherche, devenue ensuite le CNRS. Il était aussi « professeur extraordinaire » à l'Université de Rome. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté et emprisonné à Fresnes pendant un mois, en 1941, mais sitôt libéré, il reprit la lutte dans la Résistance. A partir de 1945, Émile Borel est membre du conseil de l'ordre de la Légion d'honneur. Il a été élu membre du Bureau des longitudes en 1946. En 1948, il devient président du comité des sciences de l'UNESCO. Sa femme, née Marguerite Appell, écrivain connue sous le nom de plume Camille Marbo, avait reçu le Prix Femina en 1913 ; elle était la fille du mathématicien Paul Appell. [modifier] Décorations[modifier] Distinctions
[modifier] Nomenclature borélienneÉmile Borel laissa son nom aux concepts mathématiques suivants :
Portent aussi son nom :
[modifier] Émile Borel et le hasardDans une intervention à l'Académie des Sciences, Émile Borel s'en prit au préjugé consistant à croire irrationnel de prendre un billet de loterie. L'achat du billet ne change pas réellement l'existence de celui qui le prend, expliquait-il, tandis que s'il gagne - bien qu'il ait très peu de chance que cela se produise - cette vie en sera changée du tout au tout. Il ne s'agissait au fond que d'une sorte de version en modèle réduit du pari de Pascal, mais insistant sur le fait que l'utilité d'un aléa ne se confond pas en général avec son espérance mathématique. Au cours de la même séance, il montra qu'il était tout aussi rationnel de payer pour acheter du risque (cas du billet de loterie) que de payer pour en éviter (cas de l'assurance). [modifier] Voir aussi[modifier] ŒuvresPrincipales œuvres :
[modifier] Liens externes
[modifier] Bibliographie
Catégories : Mathématicien français | Membre de l'Académie des sciences (France) | Normalien | Lauréat de la Médaille d'or du CNRS | Histoire de l'Aveyron | Personnalité de l'Aveyron | Ancien député de l'Aveyron (troisième République) | Personnalité du Parti républicain, radical et radical-socialiste | Personnalité du Parti républicain-socialiste | Ministre français de la Marine | Bridge | Famille Bertrand - Hermite | Titulaire de la médaille de la Résistance | Naissance en 1871 | Décès en 1956 |
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